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تونس نيوز — 2007-01-09

العدد الصادر يوم 9 جانفي 2007، ويضم مقالاً واحداً

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9 يناير 2007
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تونس نيوز
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TUNISNEWS 7 ème année, N° 2423 du 09.01.2007

 archives : www.tunisnews.net


LTDH: Communiqué

C.R.L.D.H. Tunisie: Les derniers évènements en Tunisie : Le devoir d’informer, le droit à la vérité C.R.L.D.H. Tunisie: FLASH-INFOS AFP: Fusillades en Tunisie – le chef d’un groupe salafiste éliminé (journal)

AFP: Fusillades en Tunisie: la piste salafiste sérieusement étudiée

AP: Tunisie: les récents affrontements sanglants provoqués par des salafistes 20 Minutes: Le GSPC dépasse les frontières Sihem Bensedrine: A propos des récents affrontements violents avec les forces de l’ordre Bassam Bounenni: Tunisie – Faillite d’un système

Aujourd’hui le Maroc: La Salafiya fait son apparition en Tunisie

Le Monde: Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat, dernier mouvement armé algérien encore actif Fatima Kabba: Le quatrième congrès du Parti Démocratique Progressiste – Echec ou succès?

Parents d’élèves de l’école Tunisienne de Doha: Lettre à M. Le Président de la République après la grève des enseignants de l’école Tunisienne


Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme Tunis, le 05 janvier 2007 Communiqué (Traduit de l’arabe) La LTDH se déclare profondément préoccupée par les affrontements armés qui ont eu lieu entre agents de l’ordre et ceux, qu’un communiqué officiel du ministère de l’intérieur, diffusé le 23 décembre 2006, a qualifié de « dangereux criminels ». La LTDH a attendu vainement que les autorités informent l’opinion publique de la réalité des faits. Celles-ci ont gardé le silence se contentant de publier deux communiqués laconiques et très vagues, ce qui a engendré chez les tunisiens doutes et perturbations et a ouvert la voie à des rumeurs contradictoires. –         La LTDH fait part de son étonnement devant la poursuite de l’embargo imposé aux médias officiels sur ces faits. Elle réaffirme que le droit des citoyens à l’information est un droit fondamental et que la rétention de l’information ne peut que nuire à la réputation du pays, et constitue une censure supplémentaire à celle exercée sur la presse et aux journalistes pour les empêcher d’accéder aux sources de l’information. C’est pourquoi la LTDH demande aux autorités  de dévoiler la vérité sur « ces dangereux criminels », leurs objectifs, leurs identités et les conditions dans lesquelles les affrontements armés se sont déroulés. –         La LTDH dénonce avec la plus grande vigueur le recours de certains tunisiens à la violence comme moyen du changement politique, ce qui est susceptible de menacer la stabilité du pays et constituer un risque pour la sécurité et les intérêts des citoyens. S’il s’avérait que ces individus étaient en relation avec des groupes terroristes, cela nous amènerait à nous mobiliser pour contrer ce phénomène et comprendre ses tenants et ses aboutissants. –         La LTDH affirme que la lutte contre le terrorisme ne peut s’appuyer uniquement sur une approche sécuritaire mais en associant toutes les composantes de la société civile et en respectant les libertés publiques et les droits fondamentaux des citoyens. La démocratie et les droits de l’homme constituent des garanties essentielles pour mobiliser l’opinion publique contre les groupes terroristes et les risques pouvant menacer les acquis du pays. –         la LTDH exprime sa préoccupation quant aux comportements et pratiques contraires aux droits de l’homme, d’autant que certaines informations font état d’arrestations de dizaines de personnes qualifiées de « suspectes » par les services de sécurité. –         La LTDH demande le respect de la personne humaine, l’exclusion du recours à la torture, aux arrestations sans ordre judiciaire et à la garde à vue en dehors des délais légaux. –         La LTDH demande que les personnes arrêtées comparaissent devant la justice dans les plus brefs délais, et ce, dans le respect des conditions d’un procès équitable. –         La LTDH met en garde contre tout amalgame entre ceux qui appartiennent à des partis politiques, ont des convictions religieuses ou des orientations philosophiques et ceux qui recourent aux armes, et menacent la sécurité des citoyens au nom de convictions extrémistes ou fanatiques. Pour le Comité Directeur    Le Président          Mokhtar TRIFI
 

C.R.L.D.H. Tunisie

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34

contact@crldht.org / www.crldht.org

Communiqué

Les derniers évènements en Tunisie : Le devoir d’informer, le droit à la vérité.

La Tunisie vient de vivre deux semaines de violence inégalée (du 23 décembre 2006 au 4 janvier 2007) qui ont opposé les  forces de police et de gendarmerie, appuyées par des renforts militaires, et un groupe important d’individus lors d’affrontements armés dans le sud de la capitale notamment dans la ville de Soliman, à quelque 27 Km de Tunis.

Le ministère de l’Intérieur a publié le dimanche 24 décembre 2006 une brève par le biais de l’agence officielle, la TAP, faisant état d’une fusillade survenue dans la nuit du samedi 23 décembre ayant fait deux morts parmi les « criminels » et deux blessés dans les rangs de la police. Cette fusillade s’est produite dans une des habitations abandonnées de la ville de Hammam-lif, à 15 Km environ du sud de la capitale. Dans le même temps, les Solimanais entendaient pour la 1ère fois des coups de feu sans pouvoir identifier leur provenance.  

L’information a été reprise par tous les organes de presse sans toutefois préciser l’identité, le nombre précis de ces « criminels », la nature de leurs crimes ou les circonstances de la fusillade….Le pouvoir tunisien a tout fait pour minimiser l’affaire et tromper l’opinion publique en faisant référence à une bande de  trafiquants de drogue rapidement neutralisée grâce au courage  des services de l’ordre !

Des informations provenant de différentes sources font état du décès de deux hauts responsables  de la sécurité nationale et de  la poursuite des affrontements puisque  des tirs de feu ont été entendus toute la journée du mardi 26 décembre, provenant des montagnes de Boukornine et du Ressas, à proximité de Hammam-Lif ainsi que de la zone touristique de Soliman.

Le mercredi 3 janvier 2007, la ville de Soliman a été le théâtre de confrontations armées  d’une rare violence qui ont duré plus de 24h dans deux endroits différents, à la zone d’El Bhira, à l’entrée de la ville, sur la route de Tunis et dans la cité d’Echraf, sur la route de la plage. Le groupe armé, dont le nombre est estimé à plusieurs dizaines, équipé de kalachnikovs, de grenades et de fusils d’assaut semble avoir été bien entraîné. Il aurait réquisitionné des habitations  en prenant à deux reprises des familles entières en otage. Un jeune Solimanais de 23 ans, Rabii El Bacha aurait, d’après les habitants, organisé les opérations. Il a été tué pendant la fusillade, toute sa famille arrêtée et son domicile démoli. Devant cette situation gravissime, la gendarmerie a dû appeler en renfort  les militaires qui sont intervenus avec, notamment, des armes lourdes.

Des informations recueillies auprès des Solimanais, font état d’une vingtaine de morts et d’une quinzaine d’arrestations dans les rangs du groupe armé. Quant aux pertes du côté des services de sécurité, et sans pouvoir donner des chiffres précis, elles seraient également lourdes puisque tous les hôpitaux des villes voisines de Menzel Bouzelfa, Beni Khalled et Grombalia  ont été réquisitionnés pour recevoir victimes et blessés.

Des caches d’armes en tout genre auraient été découvertes notamment  dans des maisons inoccupées à Soliman-Plage et dans une bourgade à 7 Km de la ville appelée El Mrissa, sur la route de la station thermale de Korbous.

             Plusieurs témoins affirment que des individus armés se sont retranchés dans des fermes éloignées à la sortie de la ville et que rien n’est encore fini puisque  le samedi 06 janvier au soir, des coups de feu ont été entendus à Soliman et dans El Mrissa. Différentes sources médiatiques indépendantes, politiques ou associatives  s’accordent à dire que ce groupe armé appartiendrait à des Salafistes Jihadistes appelés « la prédication et le combat ». Le groupe de Soliman serait constitué essentiellement de Tunisiens avec une probable participation extérieure.

 La Tunisie vit depuis lors un véritable état de siège avec l’instauration de check points et de barrages routiers dans tout le pays notamment au Cap Bon et dans le Sud,  des rafles et des arrestations en masse dans plusieurs villes et villages, dans des quartiers populaires et devant les différentes  mosquées.

Ces évènements, qui marquent une nouvelle étape dans la vie du pays, sont en réalité redoutés de longue date tant l’étouffement total de la société tunisienne et la politique de désertification politique, associative et culturelle peuvent mener au désespoir et à la désillusion, notamment des jeunes. L’opposition politique et le mouvement associatif autonome n’ont  cessé de prévenir les autorités quant aux  conséquences néfastes que peut engendrer la répression sauvage qui s’abat depuis des années sur toutes les forces démocratiques, pacifistes et réformatrices du  pays. Notre Comité a constamment mis en garde le pouvoir despotique contre les dangers et risques imprévisibles auxquels conduisent la répression aveugle et la faillite plus que jamais avérée, du tout sécuritaire.

Face à cet affrontement armé sans précédent que vient de connaître la Tunisie, le CRLDHT tient à condamner de la manière la plus ferme le groupe armé dont il s’agit, et ce quels que soient ses références  idéologiques ou objectifs politiques.

Il tient en même temps à rappeler que le régime despotique tout autant que ses propagandistes véreux, sont malvenus d’exercer leur surenchère et autre chantage pratiqué à l’endroit des organisations autonomes de défense des droits humains et de l’opposition démocratique.

Des questions demeurent toutefois sans réponses : pourquoi ce black-out total sur l’information ? Quel est le nombre exact de ces « criminels »? Quel est le nombre des tués, des blessés et des arrêtés ? Comment toutes ces armes ont-elles pu traverser les frontières ? …

Le CRLDHT exprime ses craintes quant au risque d’atteintes aux libertés individuelles et à l’intégrité physique qui accompagnent les arrestations massives qui ont touché des centaines de jeunes dans les différentes régions du pays.

Le CRLDHT appelle les Tunisiens à une grande vigilance afin de faire valoir leur droit à connaître la vérité, toute la vérité et de mettre fin à cette politique d’infantilisation de tout un peuple marginalisé et privé de la liberté de savoir comme de décider de son sort.

Le C.R.L.D.H.T reste persuadé que le despotisme enfante le désespoir qui, à son tour, engendre les violences  et que la conjoncture actuelle rend d’autant plus urgent et légitime notre combat pour les réformes démocratiques en Tunisie.

Paris, le 9/01/2007


C.R.L.D.H. Tunisie

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34

contact@crldht.org / www.crldht.org

FLASH-INFOS

·        Le 21ème congrès de la centrale syndical, l’Union Générale des travailleurs Tunisiens (UGTT) en état de siège. 

·        Le 4ème congrès du Parti Démocrate Progressiste.

·        Une nouvelle publication du CRLDHT, en hommage à la direction légitime de  l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT).

Le 21ème congrès de la centrale syndical, l’Union Générale des travailleurs Tunisiens (UGTT) en  état de siège : 

La ville de Monastir a accueilli les 14,15 et 16 décembre dernier  le 21ème congrès de la centrale syndicale, l’Union Générale des travailleurs Tunisiens (UGTT) dans un climat de tension avec un important dispositif policier  déployé autour de l’hôtel pour empêcher les syndicalistes, venus en nombre des quatre coins du pays,  d’accéder à l’hôtel et suivre les travaux du congrès. Des participants, parmi lesquels des candidats à la direction de l’UGTT, ont été  tabassés, certains hospitalisés. Tous ont été chassés des hôtels qu’ils avaient réservés et contraints à quitter Monastir dès le début du congrès !!

C’est la raison pour laquelle les quelque 500 congressistes ont bruyamment interrompu, et à plusieurs reprises, l’ouverture des travaux en scandant des slogans appelant à l’indépendance de l’UGTT demandant la levée immédiate du siège policier,  exigeant une démocratisation de la vie sociale et politique et le respect des libertés syndicales.

Unique syndicat tunisien, l’UGTT regroupe les travailleurs manuels et intellectuels. Bien que l’organisation ait perdu le prestige qu’elle avait durant les années 1970, elle continue  à constituer  la plus grande organisation de masse dans le pays, avec près de 400.000 adhérents et une représentation réelle, sectorielle comme territoriale dans tout le pays.  Son rôle de  véritable contre pouvoir dans le pays a cessé depuis l’arrivée de M.Ben Ali au pouvoir et la politique de récupération et d’instrumentalisation des organisations de masse mises en place.

Ce 21ème congrès, prévu initialement en avril 2007 et dont la date a été avancée dans la précipitation sans raison apparente, a été une fois de plus l’occasion de montrer la fébrilité du pouvoir politique tunisien qui a redouté la campagne électorale précédant le congrès et le risque de modification de  l’équilibre traditionnel formé par l’équipe du secrétaire général sortant, Abdessalem Jrad. Cette dernière s’illustre mollement dans la défense de l’autonomie et de l’indépendance de la centrale syndicale et demeure souvent  à la traîne de la lutte pour les droits et les libertés des Tunisiens. Son soutien, en 2004, à la candidature du président  Ben Ali pour un quatrième mandat, malgré l’hostilité de larges structures régionales et  de plusieurs fédérations est un exemple significatif.

Cette tension palpable est  symptomatique du malaise profond que traverse  le pays, pouvoir et société civile ; un malaise qui traduit une situation sociale fort tendue où le pouvoir d’achat des différentes catégories sociales s’est fortement détérioré et  des dizaines  de milliers d’ouvriers tunisiens, hommes et femmes notamment dans le secteur textile, se sont trouvés sans emploi. Les chômeurs diplômés, quant à eux,  se comptent par milliers et vivent depuis la fin de leurs  études dans des conditions de grande misère, sans logement et sans aucune source substantielle de revenu. Les négociations sociales peinent à aboutir dans l’écrasante majorité des secteurs et les grèves, organisées dans l’enseignement, la santé publique et de nombreuses entreprises publiques et privées laissent le pouvoir politique de marbre. A cela s’ajoutent l’augmentation des prix de l’énergie, la dévaluation du dinar, le coût de plus en plus élevé  de  services élémentaires jadis ­gratuits, comme l’éducation et la santé et la  corruption généralisée qui paralyse la tête de l’Etat ainsi que l’appropriation, par « les familles dirigeantes », des deniers publics.

Sur le plan politique, la situation générale du pays n’est pas meilleure. Une atmosphère d’étouffement total pèse sur le climat politique du pays caractérisé par une violence extrême qui depuis plusieurs mois est de règle dans  toute la société en réponse à toute aspiration aux moindres droits et   libertés.

Lors de ce congrès, et parmi les nouvelles figures qui ont accédé à la direction de l’UGTT, quelques-unes sont connues par l’ensemble de la société civile pour leur engagement en faveur des libertés et des droits humains ; le mouvement associatif autonome ne peut que se féliciter de ce nouvel  apport

Il est certain que les Tunisiens ont hâte  de voir leur syndicat reconquérir son rôle de contrepoids politique et garantir une meilleure implication sur le plan national pour  la défense  des libertés publiques et  la justice sociale.

Le 4ème congrès du Parti démocrate progressiste :

Le  Parti Démocrate Progressiste (PDP), une des principales formations de l’opposition légale a tenu les 22, 23 et 24 décembre 2006 son 4ème congrès sous le slogan “Citoyens et non sujets”, lors duquel son fondateur et secrétaire général, l’avocat Ahmed Néjib Chebb,i a quitté ses fonctions en tant que premier responsable et porte-parole du parti.

Le PDP est un parti politique d’opposition créé en 1983 sous le nom de Rassemblement socialiste progressiste (RSP). Il  a été reconnu officiellement en septembre 1988. Et bien qu’il ait participé à toutes les élections législatives depuis 1989, il n’a jamais eu de  représentant à la Chambre des députés… Aux cotés du  Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL) dirigé par le Dr Mustapha Ben Jaafar, il est le seul parti d’opposition légale à ne pas recevoir de financement public. Son journal, l’hebdomadaire Al Mawqif,  n’est pas subventionné non plus.

Le PDP  s’est engagé depuis sa fondation en faveur des réformes politiques dont une amnistie générale, une information libre et une presse indépendante, la séparation des pouvoirs,  l’indépendance de la justice…et des réformes économiques et sociales basées sur les principes de transparence et de distribution équitable des richesses nationales.

Faisant partie du Collectif 18 octobre pour les droits et les libertés où son ex secrétaire général, Me Ahmed Néjib Chebbi a participé à la grève de la faim de huit  personnalités de la société civile tunisienne en octobre et novembre 2005, ce parti a, depuis favorisé la lutte collective pour la mise en application des trois revendications fournies par le Collectif à savoir l’amnistie générale avec la libération de tous les prisonniers politiques et le retour des exilés, la liberté d’expression et le droit à l’organisation politique et associative.

C’est une femme, Maya Jribi, 46 ans, qui a été élue à la tête du Parti démocrate progressiste,  devenant ainsi la première dame à diriger un parti politique légal en Tunisie. Membre fondateur du parti, Mme Jribi est une  femme engagée de l’opposition politique tunisienne. Outre les revendications classiques du PDP, elle fait siennes les revendications du “mouvement du 18 octobre pour les droits et les libertés” ainsi que  le rajeunissement et la féminisation des cadres du parti.  D’ailleurs,  ce congrès a  permis le renouvellement de 60% des membres du comité central qui compte désormais quatre fois plus de jeunes cadres que l’équipe sortante. Le nombre de femmes au sein de la nouvelle direction   est passé de deux à neuf.

             A la suite de son élection, Mme Maya Jribi a lancé un appel pour l’unification  de l’opposition : “Une telle unité est un besoin pressant et urgent”, a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse. 

             Le CRLDHT exprime à Mme Jribi ses meilleurs vœux de réussite dans ses nouvelles responsabilités en tant que première dirigeante de son parti pour  poursuivre l’œuvre du PDP dans la promotion des libertés et des droits de l’homme.

Une nouvelle publication du CRLDHT, en hommage à la direction légitime de  l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT).

Le CRLDHT vient de publier, à l’occasion de son 10ème anniversaire, un ouvrage intitulé « Une volonté d’indépendance » en hommage au combat exemplaire de l’Association  des Magistrats Tunisiens (AMT).

Cet ouvrage est le fruit d’un travail méticuleux fourni par Maître Houcine Bardi, avocat à la cour de Paris et membre actif du CRLDHT et préfacé par Maître Michel Tubiana, Président d’honneur de la LDH, Vice Président de la FIDH  et membre du comité exécutif du REMDH.

Ce livre retrace en 136 pages le courage  des magistrats tunisiens  dans le combat qu’ils mènent pour l’indépendance de la justice,  et le  coup de force fomenté par le ministère de la Justice contre leur association, l’AMT, représentant unique et légitime des magistrats tunisiens, élu démocratiquement en décembre 2004.

 L’AMT est dans le collimateur du pouvoir politique de Ben Ali  qui a multiplié les actes de harcèlement depuis l’élection du son nouveau bureau au congrès de décembre 2004 et le vote  d’une motion visant à garantir une réelle indépendance de la Justice. Des tentatives de déstabilisation interne menées par  des juges aux ordres ayant échoué, le ministère de la Justice a alors pris la relève pour réprimer les responsables du bureau légitime de l’AMT et exercer à leur encontre   des mesures punitives collectives et des mutations disciplinaires   dans des postes loin de leur famille et ce, en raison de leur attachement à l’indépendance de leur association avant d’organiser un coup de force et d’imposer un bureau fantoche le 4 décembre 2005…

Par cette publication, le CRLDHT a voulu saluer ces Hommes et ces Femmes qui forcent le respect pour leur détermination à  poursuivre, dans des conditions difficiles de harcèlement et de persécution,  leur combat pour la réforme du statut des magistrats conformément aux standards internationaux et aux motions librement votées par les magistrats tunisiens, premier pas vers une justice indépendante au service d’un Etat de droit et du citoyen..

                                                                                                 Le, 9/01/2007

                                                                                                   Le CRLDHT

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