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تونس نيوز — 2001-07-07

العدد الصادر يوم 7 جويلية 2001، ويضم 16 مقالاً

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7 يوليو 2001
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تونس نيوز
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  TUNISNEWS

Nr 417 du 07/07/2001

 

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 .
  • LES TITRES DE CE JOUR:

  1. Affaire Moncef Marzouki: report du verdict

  2. Commission Nationale de Défense de: Moaada, B. Sedrine, Marzouki :Communiqué.

  3. Peine de prison pour gardiens tortionnaires et réparation pour leur victime

  4. Solidarite internationale avec le RAID (ATTAC-TUNISIE)

  5. Sadri Khiari: Communiqué

  6. Affaire  Sihem Ben Sedrine suite

  7. Le Soir :« Le régime tunisien se raidit brutalement »

  8. Moncef GOUJA: L’intégriste intégral


جميلة : و يظل الصوت أعلى    :

هدى

حركة النهضة بتونس:

حراس المعبد العلماني التركي يغتالون الديمقراطية مرة أخرى

مراسلة من تونس حول مؤتمر التجمع الاشتراكي

 

 

Chers abonnés, nous sommes désolés du fait que vous avez reçu plusieurs fois de suite le meme mail du 5 juillet 2001. Cette anomalie est due apparemment à des problémes survenus chez YAHOOGROUPS Veuillez nous en excuser.

 

/Photo prise le 7 juillet 2001/Mohamed Hammi REUTERS   samedi 7 juillet 2001, 18h31

Moncef Marzouki, porte-parole du Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT), lors de son audience devant la cour d’appel de Tunis concernant sa condamnation à douze mois de prison ferme pour appartenance à une organisation interdite et “diffusion de fausses nouvelles”. Le verdict a été repoussé au 29 septembre “parce que la copie du jugement (…) ne figurait pas dans le dossier” a indiqué l’un des avocats de Marzouki.

  Affaire Moncef Marzouki: report du verdict     

AFP, le 7 Juillet 2001 à  13h49 

Affaire du militant des droits de l’Homme Moncef Marzouki: report du verdict

 
   TUNIS, 7 juil (AFP) – La Cour d’appel de Tunis a décidé samedi de reporter le prononcé du verdict concernant l’opposant tunisien Moncef Marzouki au 29 septembre, a-t-on appris de source judiciaire au Palais de Justice de Tunis.
   Ce report est du au fait que la cour d’Appel ne disposait pas de la copie du jugement rendu par le Tribunal de première instance à l’encontre de Moncef Marzouki, indique-t-on de même source.
   Etaient présents pour attendre l’énoncé du verdict les eurodéputés Harlem Désir (socialiste) et Olivier Dupuy (radical), ainsi que deux membres du réseau euro-méditerranéen pour la protection des défenseurs des Droits de l’Homme, Abdellaziz Bennani et Anna Buzzo.
   On notait également la présence de plusieurs membres du corps diplomatique accrédités à Tunis (Etats-Unis, Grande-Bretagne et Suède).
   La cour d’appel avait décidé le 23 juin – à l’issue d’une courte audience d’une dizaine de minutes durant laquelle le prévenu ne s’était pas présenté – de renvoyer l’affaire de l’opposant tunisien Moncef Marzouki en délibéré jusqu’au 7 juillet.
   Le Dr Moncef Marzouki, 55 ans, membre fondateur du Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu), avait été condamné en décembre 2000 à un an de prison pour “appartenance à une
association illégale” et pour “diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public”.
   Laissé en liberté, il avait jugé inutile de faire appel de ce jugement rendu par un tribunal de première instance, mais le parquet avait pour sa part décidé de faire appel.
   Ancien président de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH), M. Marzouki est interdit de voyage et a été licencié de son emploi de professeur de médecine à la faculté de Sousse (centre-est)
pour “abandon de poste”, selon les autorités.
   Membre fondateur du CNLT, M. Marzouki a cessé d’être le porte-parole de ce conseil à la suite d’une redistribution au sein de son comité directeur.

AFP  


 APF, LE 7 JUILLET 2001 à 14h01

Affaire de l’opposant Moncef Marzouki: le verdict reporté au 29 septembre
 
  

TUNIS (AP) — Le verdict en appel dans l’affaire de l’opposant tunisien Moncef Marzouki, condamné en décembre dernier à un an de prison, a été reporté au 29 septembre prochain pour “prolongation de délibération”, a-t-on appris samedi auprès de son avocat Me Néjib Hosni.
   La cour d’appel de Tunis avait initialement fixé le verdict au 7 juillet.
   Membre fondateur du Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu), Moncef Marzouki avait écopé en première instance d’un an d’emprisonnement pour “appartenance à une
association illégale” et “diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public”.
   Professeur de médecine à la faculté de Sousse (150km au sud-est de Tunis), cet ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme avait été licencié de son emploi en juillet dernier pour “abandon de poste”, selon le motif invoqué alors par les autorités. Associated Press.


AFP, LE 7 JUILLET 2001 à 16h31    

La justice sursoit à l’emprisonnement de l’opposant Moncef Marzouki

 
   TUNIS, 7 juil (AFP) – La Cour d’Appel a décidé samedi de surseoir à l’emprisonnement de l’opposant Moncef Marzouki en repoussant au 29 septembre l’énoncé de son verdict, qui devait confirmer ou aggraver une condamnation à un an de prison en première instance.
   La Cour avait été saisie de cette affaire à la suite d’un appel à minima interjeté par le parquet, après que M. Marzouki eut refusé de faire appel lui-même de son premier jugement rendu en décembre 2000 pour protester contre son procès.
   Le Dr Moncef Marzouki, 55 ans, membre fondateur du Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu), avait été condamné pour “appartenance à une association illégale”, en l’occurrence le CNLT. Il est également poursuivi pour “diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public”, pour avoir critiqué la gestion du pouvoir politique lors d’un congrès sur les droits de l’Homme au Maroc.
   Samedi, la Cour d’appel l’a laissé en liberté en réservant son verdict, décision juridiquement motivée par l’absence dans le dossier d’une copie du jugement de première instance.
   Le 23 juin, cette même cour avait décidé de mettre l’affaire en délibéré pour prononcé du verdict le 7 juillet.
   En liberté, mais sous “étroite surveillance”, selon ses termes, M. Marzouki ne s’était plus présenté devant les tribunaux depuis sa première comparution en décembre 2000. Il entend ainsi protester
contre le fait que la justice soit “impliquée dans des procès politiques”.
   Ancien président de la Ligue tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH), M. Marzouki est interdit de voyage et a été licencié de son emploi de professeur de médecine à la faculté de Sousse
(centre-est).
   Actuellement, il s’apprête à annoncer la naissance d’une nouvelle formation politique “pour réhabiliter les principes et valeurs de la République”, a-t-il indiqué à l’AFP.
   Etaient présents pour l’énoncé du verdict samedi les eurodéputés Harlem Désir (socialiste) et Olivier Dupuis (radical), ainsi que deux membres du réseau euro-méditerranéen pour les Droits de l’Homme, Abdellaziz Bennani (président) et Anna Bozzo (univerisitaire italienne). Des diplomates accrédités à Tunis (Etats-Unis, Grande-Bretagne et Suède) étaient également présents.
   Pour Mustapha Ben Jaffar, membre fondateur du CNLT et du Forum pour le Travail et les Libertés (non reconnus), le report du verdict dans l’affaire Marzouki est une “mesure de détente en écho à la pression internationale”, suite à la réincarcération de l’opposant Mohamed Mouada et à la détention de la journaliste Sihem Bensedrine.

  AFP


samedi 7 juillet 2001, 17h17

Le jugement de l’opposant tunisien Marzouki reporté à septembre

 TUNIS (Reuters) – La cour d’appel de Tunis a repoussé au 29 septembre son verdict concernant l’opposant et militant des droits de l’Homme Moncef Marzouki. “Le verdict a été reporté au 29 septembre parce que la copie du jugement prononcé par le tribunal de première instance ne figurait pas dans le dossier,” a dit Abderrahmane Kraiem, l’un des avocats. Le tribunal de première instance de Tunis a condamné Marzouki à douze mois de prison ferme en décembre dernier pour appartenance à une organisation interdite et “diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public”. Marzouki était, au moment de sa condamnation, le porte- parole du Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT), une organisation de défense des droits de l’Homme non reconnue par les autorités. Il a également critiqué la gestion du Fonds de solidarité nationale, un programme mis en place par les autorités pour lutter contre la pauvreté. Marzouki a estimé que la gestion de ce fonds manquait de transparence, provoquant la colère du gouvernement au moment où la diplomatie tunisienne était engagée dans une campagne pour rallier le soutien de la communauté internationale à l’idée de créer un fonds similaire pour combattre la pauvreté dans le monde. Le procureur de la République avait fait appel alors que

Marzouki, toujours en liberté, refusait de prendre l’initiative d’un appel pour étayer son idée selon laquelle la justice de son pays est inféodée au pouvoir politique. — Mobilisation pour Sihem Ben Sedrine — Marzouki, ne s’attendant apparemment pas a un report du jugement, avait “déjà préparé sa valise pour aller en prison dimanche prochain”, a dit un de ses amis politiques. “En décidant de repousser le verdict, le pouvoir vise à atténuer les pressions de l’opinion publique à l’étranger après la mobilisation pour la libération de Sihem Ben Sedrine,” a dit un autre opposant. Ben Sedrine, actuelle porte-parole du CNLT et directrice du magazine en ligne “Kalima”, est incarcérée depuis douze jours pour avoir critiqué les autorités tunisiennes. Elle a comparu jeudi dernier devant un juge d’instruction, qui a ordonné son maintien en prison. La journaliste et éditrice est accusée par les autorités de diffusion de “fausses nouvelles”. Un juge tunisien, qui s’estimait diffamé par la journaliste, a également porté plainte contre elle. Ben Sedrine avait auparavant participé à une émission de la chaîne de télévision Al Mustaquilla, dont le siège est à Londres et qui est très regardée en Tunisie, dans laquelle elle avait évoqué la torture et la corruption dans son pays. Des dizaines des militants des droits de l’Homme ont réussi à organiser jeudi dernier, pour la première fois depuis plus de deux décennies, une manifestation à l’intérieur du Palais de justice de Tunis pour réclamer sa libération. Le ministre français de la Coopération, Charles Josselin, a estimé dimanche dernier qu’une mesure d’élargissement de Ben Sedrine “serait une bonne nouvelle”.  
 

RTR, le 7 juillet 2001 à 18h41     

Tunisian court delays verdict on rights activist

    TUNIS, July 7 (Reuters) – Tunisia’s Appeals Court postponed its verdict on Saturday on a one-year jail sentence imposed on leading human rights activist Moncef Marzouki until September 29, court officials and lawyers said.
    “The court decided to suspend the verdict until September 29 on a technicality. It found that the paper on the initial verdict was left out of the file,” Abderrahmane Kraiem, one of Marzouki’s lawyers, said.
    A Tunis criminal court sentenced Marzouki to one year in jail last December for maintaining an outlawed organisation and for “spreading false information”.
    Marzouki, 55, was a spokesman for the outlawed National Council for Liberty in Tunisia when he was sentenced. He will remain free until the appeals court issues its verdict.
    He declined to appeal against the sentence, arguing that the judiciary was under government control, but the state prosecutor appealed in a bid to increase the jail term.
    Marzouki was accused of spreading false information by telling a human rights meeting in Morocco last year that cash from a Tunisian state-run fund against poverty was being spent without independent checks.
    Marzouki pleaded not guilty, arguing that the government had to address his critics through the media instead of dragging him before a court.
    Journalist Sihem Ben Sedrine replaced Marzouki as spokeswoman of the Council early this year.
    She was arrested and jailed on June 26 after returning from Europe, where she had spoken publicly about the government human rights record.
    Ben Sedrine, editor of the online magazine Kalima (Word), appeared before an examining judge for questioning on Thursday.
    The judge ordered her to remain in custody pending further interrogation and trial.
    France has expressed concern over Ben Sedrine’s fate and urged the Tunisian government to release her. Amnesty International and Reporters Without Frontiers, a Paris-based press freedom advocacy group, also called for her release. REUTERS
 

 

LE MAGAZINE HEBDOMADAIRE “REALITES” N’EST PLUS PUBLIE depuis deux semaines SUR LE SITE OFFICIEL ” www.tunisieinfo.com” QUI L’HEBERGEAIT DEPUIS PLUSIEURS ANNEES!

Est ce que Taieb Zahar a réussi à facher A. ben Abdallah ou quoi?

   voir le site: http://www.tunisieinfo.com/realites/  

NOUKTA DU JOUR:

Mme SIHEM BEN SEDRINE, LA LIONNE ENCAGEE…BEN ALI, SE RAPPELLE ET FAIT.. “UN GESTE” ENVERS.. ZOUHAIRA SALEM ET SAFIA CHAMIA!!      

Le Président Ben Ali témoigne de sa sollicitude envers Mmes Safia Chamia et Zouheïra Salem

07/07/2001– Réaffirmant sa considération à l’égard de tous ceux qui ont contribué à l’enrichissement du patrimoine artistique tunisien, le Président Zine El Abidine Ben Ali a témoigné de sa sollicitude envers Mmes Safia Chamia et Zouheïra Salem, en reconnaissance de leur longue carrière artistique et de leur apport à la chanson tunisienne.

La nouvelle succinte ne détaille pas et n’informe de rien. De quelle “sollicitude”? comment a-t-il témoigné? pourquoi “ici” et “maintenant”??? la TASS/PRAVDA/ISVESTIA de Carthage se surpasse dans l’art du parler pour ne rien dire!

 

UN NOUVEAU ET SYMPATHIQUE E-ZINE TUNISIEN VIENT DE NAITRE    

Bonne nouvelle de Tunis:   LES TUNISIENS ENVAHISSENT LA TOILE ET ELARGISSENT DE JOUR EN JOUR LES ESPACES DE LIBERTE ET D’INFORMATION. UN NOUVEAU ET SYMPATHIQUE E-ZINE TUNISIEN VIENT DE NAITRE : http://site.voila.fr/tunezine/index.html  

 

Commission Nationale de Défense de

منصف المرزوقي

Moncef Marzouki

سهام بن سدرين

Sihem Ben Sedrine
محمد مواعدة
Mohamed Moada

 

E-Mail: cndtunisie@hotmail.com

Communiqué de Presse

Le samedi 7 juillet 2001 des personnalités tunisiennes représentants les différentes sinsibilités de la société civile, se sont réunies à Tunis pour constituer un comité de défense de Mme Sihem Ben Sedrine, Mr Mohamed Moada actuéllement emprisonnés à Tunis ; ainsi que Mr Moncef Marzouki condamné à un an de prison et menacé d’emprisonnement.

Le texte d’un appel a été adopté demandant la libération unconditionnelle des deux détenus ainsi que l’arrêt des poursuites contre les deux prisonniers et de Mr Moncef Marzouki.

Un Comité Nationale présidé par Monsieur Georges Adda a été constitué.

Ce Comité qui a reçu l’expresion de la solidarité de deux députés européen Mr Harlem Désir et Mr Oliviers Dupuis, lance un appel à toutes les forces démocratiques pour s’associer à son action et l’appuier avec la plus grande rigueur.

 

Tunis le 7 juillet 2001

Le Président de la Commission

Georges Adda

 


 

تونس في 7 جويلية 2001

البيان التأسيسي

اللجنة الوطنية للدفاع عن:

سهام بن سدرين-محمد مواعدة-منصف المرزوقي

في تصعيد خطير ضد نشطاء حقوق الإنسان والمعارضين السياسيين, عمدت السلطة إلى التراجع في السراح الشرطي للسيد محمد مواعدة رئيس حركة الديمقراطيين الإشتراكيين وأودعته السجن منذ 19 جوان 2001 وهو مهدد بالبقاء في السجن حوالي العشر سنوات. كما تم إعتقال يوم 26 من نفس الشهر السيدة سهام بن سدرين الصحفية والناطقة بإسم المجلس الوطني للحريات بتونس.

والسيد المنصف المرزوقي الرئيس الأسبق للرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان والناطق السابق بإسم المجلس الوطني للحريات, هو أيضا موضوع إضطهاد سياسي مركز وهو مهدد بالسجن لمدة سنة.

ولأن السيدة سهام بن سدرين والسيدين محمد مواعدة والمنصف المرزوقي يتعرضون للحبس والإضطهاد بسبب آرائهم ومواقفهم السياسية,

ولأننا نعارض تجريم الرأي الحر والزج بالقضاء في إقصاء الخصوم والمعارضين السياسيين,

قررنا نحن المواطنات والمواطنين على إختلاف مواقعنا ومشاربنا السياسية وعلى إختلاف أجيالنا, بعث لجنة وطنية للدفاع عن كل من السيدة سهام بن سدرين والسيدين محمد مواعدة والدكتور المنصف المرزوقي:

– من أجل إطلاق سراح سهام بن سدرين وحفظ الملف

– من أجل إطلاق سراح محمد مواعدة وحفظ الملف

– من أجل نقض الحكم بالسجن ضد المنصف المرزوقي والكف عن مضايقته

– من أجل العفو التشريعي العام.

رئيس اللجنة

جورج عدة

رئيس

 

جورج عدة

كاتب عام

أستاذ جامعي

مصطفى كريم

 

محام

جمال الدين بيدة

 

مناضل حقوق إنسان- الرابطة

خميس قسيلة

 

أستاذة-حركة الديمقراطيين الإشتراكيين

سعاد الغربي

 

محام

عبد العزيز المزوغي

 

جامعي

محمد الطاهر الشايب

 

كاتبة

نزيهة رجيبة (أم زياد)

أستاذ- الرابطة -رئيس لجنة بنزرت لمساندة محمد مواعدة

أحمد القلعي

جامعي-النقابة الوطنية للتعليم العالي والبحث العلمي

أحمد المعروفي

جامعي-حركة الديمقراطيين الإشتراكيين

أحمد خصخوصي

محام

أحمد نجيب حسني

محام- الرابطة

أنور القوصري

محامية

بشرى بالحاج حميدة

مدير نزل- الرابطة

حاتم الشعبوني

محام- الرابطة

حبيب الزيادي

أستاذ جامعي

حمادي الرديسي

جامعية

خديجة الشريف

خبير دولي في مجال حقوق الإنسان

خميس الشماري

طبيب- الرابطة

د.خليل الزاوية

أمين عام التكتل الديمقراطي

د.مصطفى بن جعفر

محامية

راضية النصراوي

 

رشيد باللونة

الرابطة

سالم رجب

طبيب-نقابي-RAID-قوس الكرامة

سامي السويحلي

جامعية

سناء بن عاشور

صحفية

سهير بلحسن

 

شكري لطيف

محام-رئيس جمعية المحامين الشبان

شوقي الطبيب

جامعي-رئيس اللجنة الوطنية للدفاع عن حمه الهمامي

صالح الحمزاوي

طبيب-مندوب المركز التونسي للديمقراطية والتنمية

الصحبي العمري

صحفي- الرابطة

صلاح الدين الجورشي

أستاذ- الرابطة

عادل العرفاوي

أستاذ- الرابطة

عبد الرحمان الهذيلي

جامعي

عبد الكريم العلاقي

أمين عام الإتحاد العام التونسي للطلبة

عز الدين زعتور

مهندس- الرابطة

علي الزديني

مقاوم سابق ضد الإستعمار الفرنسي

علي بن سالم

محامية

علياء الشريف الشماري

محام

العياشي الهمامي

مناضلة حقوق إنسان-المجلس الوطني للحريات

فاطمة قسيلة

محام

فوزي بن مراد

جامعي

فيصل شراد

رئيس اللجنة من أجل إحترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس

كمال الجندوبي

أستاذ جامعي

محمد الشرفي

مقاوم سابق ضد الإستعمار الفرنسي-رئيس لجنة بنزرت لمساندة سهام بن سدرين

محمد الصالح البراطلي

أستاذ- الرابطة

محمد الصالح الخريجي

صحفي

محمد الكيلاني

محام ونائب في مجلس النواب

محمد المختار جلالي

صحفي- الرابطة

محمد بنور

محام

محمد جمور

وكيل شركة

منجي اللوز

أستاذ مبرز-التكتل الديمقراطي-الرابطة

مولدي الرياحي

ناشر- الرابطة

الناجي مرزوق

 

نور الدين بن خذر

مهندس

الهاشمي بن فرج

طبيبة

هالة عبد الجواد

 

هشام سكيك

تاجر

هشام قريبع

    

Peine de prison pour gardiens tortionnaires et réparation pour leur victime    

Peine de prison pour gardiens tortionnaires et réparation pour leur victime

Posté le 07/07/2001 17:11:00
TUNIS, 7 juil (AFP) – Quatre gardiens tortionnaires ont été condamnés à quatre ans d’emprisonnement pour sévices à l’encontre d’un prisonnier qui ont entrainé l’amputation de ses deux jambes, a-t-on appris samedi auprès de source judicaire.

Le jugement rendu vendredi par un tribunal de première instance de Tunis ordonne également à l’administration tunisienne le versement d’un montant de 300.000 dinars (1 dinar = 0,7 USD) au titre de réparation pour préjudices physique et moral causés à la victime, Ali Mansouri, un ancien boxeur.

Son avocat, Me Abderrahamen Kraiem a indiqué à l’AFP, que ce jugement était sans précédent en Tunisie, le versement d’une compensation traduisant, selon lui, une responsablité de l’Etat liée à celle, individuelle, des quatres agents tortionnaires.

Il a indiqué avoir demandé 2 millions de dinars de réparation pour son client handicapé et fait valoir le respect des conventions internationales contre la torture dont la Tunisie est signataire.

La Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) s’était saisie du dossier de M. Mansouri et la presse privée s’est fait l’écho ces derniers jours du procès intenté à ses quatre gardiens violents.

L’affaire remonte au 27 mars, lorsque M. Mansouri, emprisonné pour un délit de droit commun, a été violemment tabassé et enchainé dans sa cellule par ses gardes, qui voulaient le forcer à interrompre une grève de la faim. Le prisonnier hospitalisé le 8 avril a d’abord été amputé au niveau des genoux, mais la détérioration de son état a amené
les médecins à pratiquer une amputation totale des deux jambes.

 

جميلة : و يظل الصوت أعلى  

(هدى)

   

بسم الله الرحمان الرحيم

 

جميلة : و يظل الصوت أعلى              (هدى)

ينسج الأحباب في الليل قصيدة..

و يحيكون الحكايا في ثنايات القمر..

و جمبلة.. تقف الآن على الحلم.. وحيدة..

و أنا المسكون بالدمع على باب السفر..

و أنادي طيفها.. صورة حرّ..

و أنادي وجهها.. أزهار حلم..

و أنادي صوتها القوام في حضن السحر..

أعذروني.. أيها الأحباب..

إن قمت على شاهد قبر..

لأنادي..و أناجي..

أختنا الحرة دوما..

مثلما.. كل الأحبة..

مثل زينب..

أيها القلب تحمل..

حسبك أن جميلة.. تتهادى في جنان الخلد تعبر..

أيها القلب تحمل..

فجميلة موفد الأحباب للدار الأصيلة..

و جميلة..

ملك عاش كريما و مضى..

دون أن يحني لغير الله جبهة..

فهنيئا يا جميلة..

و هنيئا أيها الأحباب..

سحنون المظفر..

و هنيئا أيها الإخوان..

بالموت المؤثر..

أنا لا أبكي و لكن لست أنكر..

أن موتك يا جميلة..

سكب الحزن علينا..

غير أن الله أكبر..

يا جميلة لست أنكر..

إنك الشرف المؤزر.. لست أنكر..

 

أعذروني إن طويت الذكريات..

و أقمت سفن الحلم على شط الحياة..

و انتظرت الأخت في الدرب..

لتأتي..

تصنع الأحلام حقا سائغا..

و تعيد فجرنا المنشود..

أغلى الأخوات..

أعذروني أيها الأحباب حقا..

أرضنا ليست موات..

دربنا منذ الأحبة..

لا تغادره الحياة..

قد يموت الحر من دون قصيدة..

قد يظل الدرّ في الدار الشريدة..

قد يموت الدر في الأرض الفريدة..

قد تموتين جميلة..

في ديار الغرب..

في المنفى.. و في بلد بعيدة..

لكن الحسبان في الله جميلة..

أن تكوني مثل خيط الشمس..

في الأرض الحبيبة..

مثل شدو الطير..

أو قطر المطر..

لن تهوني أختنا الرمز الشهيدة..

و ستبقين كما في القدس قد نطق الحجر..

أين المفر من القدر..

أنت القدر..

 

حركة النهضة بتونس

حراس المعبد العلماني التركي يغتالون الديمقراطية مرة أخرى

  
بسم الله الرحمن الرحيم
حراس المعبد العلماني التركي يغتالون الديمقراطية مرة أخرى

أقدمت المحكمة الدستورية في تركيا على اغتيال حزب الفضيلة أحد القوى السياسية الثلاث الكبرى في تركيا وهو ضحيتها رقم 32  منذ أسس العسكر هذه المحمكة سنة  1962أداة من أدوات حراسة المعبد العلماني الذي شاده مؤسس الجمهورية التركية العلماني مصطفى كمال أتاتورك على أنقاض حكم الخلافة¡ ولقد ظلت هذه المحكمة تجد في كل مرة يقرر فيها العسكر الإجهاز على حزب الذريعة القانونية: فمرة الولاء للشيوعية ومرة الولاء للأكراد وثالثة العداء للعلمانية كما هي صورة الحال مع حزب الفضيلة وهو الحزب الاسلامي الرابع الذي يقع اغتياله بهذه الذريعة. ومن لواحقها: دفاع إحدى نائبات “الفضيلة”عن الحجاب رغم أنها لم “تتورط” في ارتدائه كما حصل مع النائبة قاوقجي التي ألقى بها حراس المعبد منذ الجلسة الأولى خارج مبنى البرلمان. يحدث هذا والليرة التركية لا تكاد تتجاوز ثمن الورق الذي تطبع عليه ورؤوس الأموال تفر من محرقة الفساد والتدهور المريع. وتستمر في الوقت ذاته الحرب الأهلية تستنزف موارد البلد وتفكك عرى مكوناته العرقية الكثيرة التي طالما حفظها الإسلام قبل أن يتم الانقلاب عليه لتفرض العلمانية بالحديد والنار دينا ملزما لكل تركي¡ وينتصب العسكر حراسا لها يسخرون في تعبيد الشعب لها كل مؤسسات الدولة مضحين بكل شيء من أجل استمرار قداستها بما في ذلك وحدة البلد وعلاقاته التي يحرصون عليها بأوروبا¡ مع أنها لا تفتؤ تؤخر انضمامهم اليها بتعلة فشلهم في امتحان الديمقراطية وحقوق الانسان!

ويهم حركة النهضة بإزاء هذا الحدث الجلل أن:

1-تلفت نظر العلمانيين العرب ولا سيما في شمال افريقيا الذين طالما انجذبوا إلى النموذج التركي باعتباره انموذجا لولوج العصر والتحرر من التخلف¡ إلى أن تجربة قرن من التحديث على النمط التركي لم تأت بشيء مما وعدت وبشرت به من ازدهار اقتصادي وديمقراطية سياسية¡ بل قد عجزت حتى عن حفظ الوحدة الوطنية للبلد. هويته ضائعة بين واقع شعبي لا يزال جزء من مشرق اسلامي وبين نخبة هجينة لا تني تلهث وراء اقتران بأوربا¡ لا هي قادرة على دفع مهره (احترام الديمقراطية) ولا الطرف الآخر يبادلها نفس الشوق فهو حب شقي¡ ناهيك بالاقتران تعسفا بين الديمقراطية والعلمانية والتقدم العلمي والاقتصادي فلقد رأى التركي علمانية ولم يبصر معها شيئا من ذلك.         

   2- تؤكد أن الأحزاب الحقيقية لا تولد ولا تموت بقرار من السلطة وإنما هي تولد وتنتعش وتزدهر أو تذوى وتموت بقدر ما تلبيه من حاجة لدى شعبها ومدى كسب مناضليها واستعداداتهم في البذل والعطاء في نصرتها. ولأن الحركة الإسلامية اليوم تعبر عن مطالب شعوب أمتنا في استعادة الهوية الإسلامية والكرامة للأمة والجهاد لتحرير فلسطين وتأصيل القيم في تجاربها التنموية وتطهير الحياة السياسية والاقتصادية من سرطان الفساد وإعادة السلطة للشعب وحقه في الرقابة عليها واستبدالها متى شاء بمن شاء. ولأن تضحيات الإسلامي وإيمانه بفكرته أشمل وأرسخ فلن يفعل عسف الأنظمة من أجل إيقاف المد الإسلامي إلا توسيعا لقاعدته الاجتماعية وتدريبا لمناضليه وتحويلهم أبطالا وشهداء في عين شعوبهم. ومجرد تتبع مسيرة الحركة الإسلامية منذ أواخر الستينيات في تركيا بقيادة البرفسور نجم الدين أربكان عبر كل عناوينها التي ظهرت بها عقب كل إجهاض لواحد منها¡ تكشف بما لا يترك مجالا لريب أن الاضطهاد لم يفت في عضد المد الإسلامي بل قواه ورسخه ووسعه. فلم الاستمرار في المحاولة اليائسة¿ هل يكون الهدف هو فقط دفع الإسلاميين دفعا للتورط في العنف¿

3-تلفت نظر القوى المحتكرة للديمقراطية – مع أن معظمها منفصل عن ضمير الشعب وهمومه ملتصق بعصا الشرطي أو رجل العسكر يستجدي منهما شرعية- إلى فساد المقولة التي أطلقها الأمريكان وطالما روجوها وتلقفتها عنهم العلمانيات المحلية¡ وخلاصتها أن الإسلاميين يرفضون مبدأ تداول السلطة وأنهم يؤمنون بالانتخاب مرة واحدة هي التي تبلغ بهم سدة الحكم!. إن تجربة الحركة الإسلامية في تركيا تسفه هذا الإدعاء فلقد وصلت إلي السلطة عبر ائتلاف مع حزب علماني وغادرتها مستقيلة منها¡ من دون تحريض للشعب ولا للأتباع  المتحمسين على الصعود إلى الجبال ضد الدولة لمواجهة عنفها بعنف مماثل¡ وإنما انصرف رئيس الحركة إلي بيته يستقرئ تجربته ويستخلص منها الدروس¡ مثبتا أنه أكثر من خصومه تمسكا بالسلم والديموقراطية والوحدة الوطنية. ورفض سبيل العنف.

4-تؤكد أنه لئن كان طريق الغرب نحو الديمقراطية قد مر بسبب ملابسات خاصة به بنوع من الفصل بين السياسي والديني بما حرر إرادات الشعوب وعقولها ونشاطها من القيود الكنسية التي كانت تكبلها فإن هذه التجربة الخاصة لا يمكن-شأن معظم قضايا الإنسان- أن تكتسي صفة الإطلاق وتظل لكل أمة مبادراتها المعبرة عن كسبها الحضاري الذي يميزها. ففي غياب سلطة كنسية في الإسلام تظل نصوصه بما هي عليه من مرونة وقابليات غير محدودة للاستنباط والاجتهاد أرضية ثرية للتعدد في إطار الإجماع¡ وذلك في مأمن من كل سلطة دينية تحتكر النطق باسم الحقيقة الإلهية وتبطش وتكبل العقول باسمها. إن الواقع الإسلامي يشهد اليوم على استخدام رهيب للحقيقة الدينية من طرف أنظمة مستبدة نجحت في تسخير قطاع من رجال الدين بما يذكر بما كان عليه حال أوربا الوسيطة قبل أن تأتي الثورات العلمانية وحركات الإصلاح الديني لتحرر الدين من سلطان الكنائس وتحرر الشعوب والسياسة من سلطان رجال الدين¡ وهي نفس المهمة على نحو أو آخر التي تنهض بها الحركة الإسلامية المعاصرة بدعوتها لفتح باب الاجتهاد والتحرر من التقليد والتحريض على تحرير الدين وإرادات الشعوب من سلطان الحكام الظلمة وطبقة رجال الدين المحترفين. إن الحاجة ماسة إلى جهاد ناصب على الجبهتين معا: تحرير الدين والعقل وإرادات الشعوب من سلطان الحكام¡ وتحرير علوم الدين من الجمود والتقليد على طريق تفاعلها مجددا مع العصر¡ مع الزمان والمكان وهموم الناس والمعارف المستجدة. وهو ما جعل الدين في التجربة الإسلامية ينهض على نحو أو آخر بما نهضت به العلمانية في التاريخ الغربي¡ ولكن من دون التفريط في الموجهات الأخلاقية العليا للعقل والتقدم والسقوط في حمأة النسبية المطلقة والذرائعية الفاحشة. فهل يعي أهل الفكر والرأي في أمتنا فوارق التجربتين الإسلامية والغربية للنهوض¡ من دون إهمال ضرورة ترك القنوات المفتوحة لتبادل التأثير والفائدة بينهما¿    

   5-تعبر عن تضامنها الكامل مع حزب الفضيلة ومع كل ضحية للاضطهاد السياسي أو الفكري أو الديني من أي ملة كان. وتحيي شيخ الحركة الإسلامية البرفسور نجم أربكان وسائر إخوانه وتلاميذه وتشد على أيديهم وتطمئنهم أن القوة الغاشمة لئن أمكن لها أن تنال من الأجسام وقد تؤخر يوم النصر لأمر يريده الله فما هي بقادرة على أن تنال من رصيد المعاني بل هي تعززه شاهدة على فشل وعجز وخواء الطغيان في مواجهة الحق مبشرة باقتراب يوم نصره إن شاء الله (إن أجل الله لآت وهو السميع العليم).

16 ربيع الثاني 1422  الموافق  8 جويلية ‏2001þþ

حركة النهضة بتونس

الشيخ راشد الغنوشي

 

 

SOLIDARITE INTERNATIONALE AVEC LE RAID (ATTAC-TUNISIE) : NOUVELLES SIGNATURES!     Télégramme de solidarité avec Fathi CHAMKHI, Mohamed CHOURABI et Iheb EL HENI adressé aux autorités tunisienne par des responsables politiques italiens appartenant notamment à Refondazione communista.

 

“Nous éxprimons notre solidarité à Fathi CHAMKHI, Mohamed CHOURABI et Iheb EL HENI pour le procés d’appel du 09 juillet, dans lequel son imputés de maintien d’une association non autorisée. Nous demandons que le procés se déroule selon les garanties du droit de défense prevues dans les conventions internationales. Et nous nous associons à tous les militants de la Raid (Attac Tunisie) dans cette nouvelle étape dans la defénse du droit d’organisation et de son exercice”

Onorevole Bertinotti Fausto      

Onorevole Giordano Franco

Senatore Malabarba Luigi

Onorevole De Simone Titti

Onorevole Deiana Elettra

Onorevole Gianni Alfonso

Senatore Malentacchi Giorgio

Onorevole Mantovani Ramon

Onorevole Mascia Graziella

Onorevole Pisapia Giuliano

Onorevole Russo Spena Giovanni

Senatore Sodano Tommaso

Onorevole Valpiana Tiziana

Onorevole Vendola Nichi

Sodano Tommaso

Valpiana Tiziana

Vendola Nichi

 

Sadri Khiari

Communiqué

 

Liberté de circulation. Il y a déjà plus d’une semaine que j’ai arrêté la grève de la faim que j’avais entamée le 14 juin pour défendre mon droit de voyager librement. Les témoignages de solidarité continuent d’affluer ainsi que les propositions d’action. Tout cela m’encourage, incontestablement, à ne pas renoncer à revendiquer mes droits. J’exige que le juge d’instruction lève l’interdiction de quitter le territoire et que soient annulées – purement et simplement – les poursuites judiciaires à mon encontre relatives à des affaires montées de toutes pièces pour donner un semblant de légalité à la décision du juge de m’interdire de voyager.   Je rappelle également que la police des frontières de l’aéroport de Tunis-Carthage m’a confisqué arbitrairement une disquette contenant des documents en rapport avec la thèse que je dois soutenir à Paris. Cela s’est déroulé le 19 juin lorsque j’ai voulu embarquer pour la France. J’exige la restitution de cette disquette.       Big brother. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le signaler, l’appartement situé sur le même palier que le mien est depuis plusieurs mois occupé par la police. On peut dire que la surveillance rapprochée, dont je suis l’objet comme tant d’autres militants en Tunisie, se rapproche de plus en plus et je ne serais pas étonné que la police finisse par s’installer à demeure chez moi. Chaque défenseur des droits humains pourrait d’ailleurs se voir contraint à concéder une pièce de sa maison à un « commissariat d’appartement » et une autre à une cellule du RCD. Ainsi, le dispositif qui interdit toute vie réellement privée (écoute téléphonique, contrôle du courrier et des emails, surveillance et filatures, peut-être micros..) serait excellemment complété. Alors que j’exprimais mon étonnement à un policier en civil qui m’interpellait par mon prénom, je me suis vu répondre : « toi, tu ne me connais pas mais, moi, je te connais par cœur ! »     Remerciements. Je voudrais pour conclure remercier toutes les personnes qui m’ont apporté leur soutien durant ces dernières semaines et en particulier les centaines de personnes qui m’ont rendu visite : les responsables et militants du CNLT, de la LTDH, du RAID, de l’ATFD, de l’ATJA, du Comité de soutien à H. Hammami, du Comité pour K. Jendoubi ainsi que l’équipe de Kaws el Karama. Je remercie également les nombreux syndicalistes qui sont venus m’exprimer leur solidarité : les représentants du Conseil des cadres du syndicat de l’enseignement supérieur, Néji Gharbi, le secrétaire général du syndicat des professeurs et maître de conférence, Jilani Hamammi, ancien secrétaire général de la fédération des PTT et le nouveau secrétaire général Mahmoud Chatti. Je remercie tout particulièrement Ilhem Marzouki, Ahmed Maaroufi, Larbi Chouikha qui ont notamment impulsé la création d’un Comité de parrainage international et, bien sur, encore une fois, mon médecin, membre du comité de liaison du CNLT, Tahar Mestiri. Je n’oublie pas Georges Adda, membre du Raid et, depuis hier, président du comité de soutien à Sihem Ben Sedrine, Moncef Marzouki et Mohamed Moadda.   A l’étranger, je remercie naturellement mon amie et camarade Olfa Lamloum qui a été la cheville ouvrière de tout le travail de solidarité, ainsi que Vincent Geisser et Chokri Hamrouni en France, Zouhir Latif en Grande Bretagne, Jemal Jani au Canada, Dominique Houyoux (et ses éléves) en Belgique, Dina Heshmat en Egypte et Claudio Jampaglia en Italie. Je remercie Attac-Maroc, Attac-Italie, Attac-Québec et Attac France pour leur solidarité active et, en particulier, Jean Luc Cipière et mes amis d’Attac-Rhone. Ma gratitude va également au syndicat Sud-PTT, à Amnistie Internationale, à Human Rigth Watch, au CSLCPT, au Comité de défense des prisonniers politiques en Tunisie basé à Paris, aux sites Naros et Tunisienews ainsi qu’à la chaîne El Mustakilah qui ont relayé l’information. Je remercie vivement les membres de la délégation venus m’apporter leur soutien à l’occasion de la conférence de presse que j’ai donné le 30 juin à mon domicile : les eurodéputés Hélène Flautre et Roselyne Vachetta, le sénateur italien Tommaso Sodana, le président d’Attac-Maroc, Mohamed Lazizi, Kaddour Chouicha, coordinateur national adjoint du Conseil national de l’enseignement supérieur (Algérie), Jean Paul Lainé, membre du BE du SNESup chargé des relations extérieures (France), Jean Luc Cipière et Paul Renty pour Attac France et Jean Paul Garagnon pour le réseau méditerranéen MedBadil.   J’en oublie très certainement, qu’ils ne m’en veuillent pas. D’autres aussi, par crainte de représailles toujours possibles, n’aimeraient pas être cités ; je tiens à leur exprimer toute ma reconnaissance ainsi que ces milliers d’anonymes qui ont envoyé des courriers aux autorités tunisiennes.       Sadri Khiari   Tunis, le 8/07/01  

   

ENTRE « DECEPTICUS » ET « ABOU DHAR » : UN DIALOGUE INTERESSANT S’ETABLIT A TRAVERS L’ESPACE DU FORUM DU « CNLT ». A VOUS DE JUGER !    

Date: 07/5/01 05:24:19 PM Name: Decepticus
Subject: Avant qu’il ne soit trop tard

  Je ne veux pas jouer ici les donneurs de leçons mais je pense que les dirigeants d’Ennahdha devraient penser et repenser très sérieusement à leur ligne de conduite actuelle. Mais d’abord, je voudrais que vous sachiez que j’ai fait 2 ans de prison pour appartenance à ce mouvement que je ne connaissais que de loin. Il avait suffi qu’il y ait parmi mes amis des islamistes recherchés et que j’avais “cachés” chez moi. Je n’ai pas été torturé mais je me suis fait “plonger” moi-même ; j’étais ce qu’on appelle une “doghfa”. J’avais répondu sincèrement aux questions posées (pour qui as-tu voté? Que penses-tu de l’affaire Bab-Souika? Fais-tu la prière? etc.), croyant dur comme fer qu’on allait me relâcher, tant j’avais confiance en notre système judiciaire. J’ai eu depuis le temps de déchanter. En prison, j’ai fait la connaissance des islamistes mais aussi de militants de gauche sympathisants de l’UGTE. Ca a été pour moi une nouvelle et formidable découverte du monde. J’ai vu de mes yeux les marques de la torture et j’ai entendu des histoires aussi incroyables que forcer deux frères islamistes à se “prêter à des jeux sexuels” jusqu’à éjaculation et j’en passe. Il va sans dire que depuis mon incarcération je me suis intéressé de très près à notre réalité politique. En écoutant Hachmi Hamdi se désoler du fait que Ghannouchi n’aie pas daigné participer aux débats sur Al Mustakillah, je me suis souvenu de mes compagnons d’infortune qui, tout en demeurant fidèles à leurs idées, n’ont pas tari de critiques envers leurs dirigeants qui les ont “jetés” dans la gueule du loup après avoir quitté le navire en perdition. Imaginez vous : des élèves de terminale, des étudiants en fin de second cycle, des médecins en fin d’études…tout ce beau monde condamné pour des années. Leur vie est détruite. Oui, bien sûr, il leur reste toujours “l’au-delà” me direz vous mais ils ont fait confiance à leurs ainés ; même en prison, ils n’ont pas cessé d’y croire. Ils en ont marre! Mais ne vous en faites pas! Ils resteront dans leur écrasante majorité des islamistes convaincus mais il ne croiront plus les belles paroles qu’on leur chantait en 91. Je crois Hamdi quand il dit avoir fait son mea culpa ; plusieurs islamistes le font actuellement. Certes, comme disent les “destouriens”, même s’ils se lavent à l’acide, ils ne les croiront pas. Quand on est islamiste, on le reste pour la vie, même si on change d’opinion (car seuls les imbéciles ne changent pas d’avis”). Ceci étant, Ghannouchi et Cie risquent fort de se retrouver esseulés, les militants d’Ennahdha désabusés préférant avoir la paix ou s’enrôler dans les organisations de défense des droits de l’homme ou, carrément, dans des partis qu’ils jugent plus ouverts. Si seulement vous saviez ce qu’ils vivent au quotidien… J’ai dernièrement lu sur Tunisnews certains articles intéressants écrits par Salah Karkar qui, je crois, est en froid avec Ghannouchi. Ce serait vraiment dommage que ce dernier n’en tienne pas compte car il compte quand même encore beaucoup pour “sa” base”. L’expérience de la prison aura sûrement permis aux islamistes de mûrir ; j’espère qu’il en a été de même pour les exilés (je ne parle pas de toi, exilé, tu es assez mûr comme ça), surtout ceux qui se sont consacrés au “leadership”. Sincèrement.
Date: 07/7/01 07:40:40 AM

Name: Abou dhar

Subject:

De la manière d’entreprendre la politique (1)

Un récent posting d’une personne au pseudonyme Decepticus et qui se présente comme ancien detenu dans une affaire d’appartenance au mouvement Ennahdha, écrit sur un ton qui veut nous faire croire à son désolement du sort des détenus islamistes dont la direction de ce mouvement les a soit disant laissé tomber et se prends pour témoins les propos du maître-arriviste elhachemi el hamdi champion toutes catégories de changement de veste.
La grande valeur de ce posting est qu’il est révélateur de la conception de la politique et de la manière de l’entreprendre chez un large éventails “d’intellectuels” acquis à la tendance imprégnée par la culture occidentale en général et la culture française en particulier. Ce monsieur ne voit aucun inconvénient d’exploiter un drame humain que vit des milliers de familles pour en tirer des “acquis” politiques matérialisé par le rangement de militants mécontents du côté de partis plus ouverts, selon lui, expression qu’il faudrait lire, tout le monde le sait, plus proche de la culture de l’occident et enfin de compte plus proche de sa petite personne: c’est le but final de tout démocrate à l’occidentale. Apparement certaines personnes misent toujours sur le plan de mohamed echarfi d’éradication et il y en a même qui croivent que l’heure est à la cueillette des fruits de ce plan. Des milliers de personnes politisées déçues par la direction d’Ennahdha, terrifiées par la répression, voulant à tout prix se débarrasser de l’étiquette de khouanji, pourrait rejoindre les groupuscules occidentalisés en manque de militants et de cadres et ne parlons pas d’adhérants ou de sympathisants.
Messieurs, le plan d’echarfi a définitivement échoué, il n’y a rien à ramasser sur les débrits du mouvement islamiste tunisien, pour la simple raison qu’il n’y a pas de débrits, la machine est resté intacte. C’est vrai que des coup dur ont été reçues. Mais il ne faut pas oublier le célèbre proverbe: le coup qui ne tue pas rend encore plus fort, croyez moi tout ça est vrai ! Par contre vous n’êtes pas totalement déçus, si je peux le dire, car il y a un certain “el hechemi bou fista” à capter, mais personnellement je ne vous conseille pas de la faire, vous risquez de le payer très cher.
Venons en maintenant à cette fameuse question de programme politique. Il m’est arrivé de dire sur ce forum même que c’est vrai qu’Ennahdha n’a pas de programme politique et que pour le moment et jusqu’à changements de circonstances Ennahdha s’apparente plus à un rassemblement pour la survie qu’à un parti politique, personnellement je me définit comme engagé envers ce mouvement par convictions islamistes d’ordre idéologiques, et je pense que c’est le cas pour presque tout ceux qui se réclament de cette mouvance. Oui les convictions idéologiques ne suffisent pas pour diriger un pays. Nous on est pas des communistes qui croivent toujours qu’on peut diriger un pays, si petit soit-il, avec des recettes préparés voilà maintenant plus d’un siècle par un certain Vladimir Oulianov. Nous on croit qu’un programme politique doit être vivant, évoluant avec le temps et que ce qu’on élabore aujourd’hui n’est peut être plus valable dans deux ou trois ans. Partant de ceci, je considère que l’absence de programme devrait être compté pour ce mouvement et non contre lui. et puis comment élabore-t-on un programme politique ? Dans le calme des bureaux, loin de la réalité par une poignet “d’illuminés” qui savent et qui l’imposent au troupeau qui ne sait pas et qui doit obéir aveuglement. Ces méthodes bolchéviques nous sont étrangères. Un programme ça se débat, ça s’imprègne des problèmes des masses, ça émerge de la réalité. Ennahdha n’a jamais eu les moyens matériels d’une telle entreprise. Encore une fois l’absence de programme est à porter à l’actif d’Ennahdha.
Pour le moment et jusqu’à changement des circonstances, Ennahdha est le lieu de rassemblement d’hommes et de femmes qui croivent à la force de progrès de l’islam, au leadrship de mohamed (salla allahou alyhi wa sallam) et de tout les savants et moujtahidines authentiques de cette religion, la religion du peuple tunisien dans sa majorité écrasante, à travers toute l’histoire et jusqu’à nos jours. Gouverner le peuple malgrès sa volonté ne nous intéresse pas. Opprimer ceux qui ne partagent pas nos convictions ne fait pas partie de nos convictions. On est pour la liberté totale des gens et surtout la liberté de la pensée, de la diffusion de ses pensée et de la pratique de ses convictions bien sûr dans le cadre de la non atteinte aux libertés des autres cela va de soit.

A suivre inchallah


Date: 07/7/01 04:04:46 PM

Name: Decepticus

Email:

Subject: Ne nous perdons pas

C’est incroyable! A chaque fois je suis compris de travers ; j’ai toujours su que je n’étais pas pédagogue. A peine le petit quiproquo avec Exilé réglé que me voici en conflit avec Abou Dhar! Quelques remarques :

1- Pour être clair, je suis entré “idiot” en prison et j’en suis sorti acquis à la cause d’Ennahdha, ce qui ne signifie pas que je ne critiquerai rien de ce qui en émane et personne de ses dirigeants. Et puis je ne suis pas abruti par l’occident : je suis fier d’être musulman, tunisien, arabophone mais je suis convaincu que Dieu a placé la DIGNITE de l’HOMME au dessus de tout ça.

2- Je pense qu’il faudrait garder nos différences de point de vue pour plus tard, in cha Allah, dans une éventuelle (utopique?) Tunisie démocratique. Pour l’instant, concentrons nos efforts et nos discussions pour parvenir à ce dernier but.

3- Enfin, Abou Dhar était l’exemple même de l’opposant qui était resté fidèle à ses idées même contre son Calife Omar. Il avait préféré s’exiler plutôt que d’y renoncer. Alors mon frère Abou Dhar, sois au moins à la hauteur de ton pseudonyme et ne me fais pas de procès d’intention : j’en ai déjà eu! J’espère que nous aurons à en discuter librement et avec nos vrais noms bientôt, en Tunisie.

 

UN “ARTICLE” A-H-U-R-I-S-S-A-N-T du dénommé Moncef Gouja sur “la presse” du 4 Juillet 2001.

IL FAUT S’EFFORCER DE LE LIRE CAR IL MARQUE BIEN – à notre avis- LA FIN D’UNE EPOQUE ET LE DEBUT DE L’EFFONDREMENT DES “ARRIVISTES-ARRIVES”!!!!

   L’intégriste intégral

Par Moncef GOUJA

Hechmi Hamdi est-il un intégriste ? Voilà la question fondamentale à laquelle toute la classe politique, toutes obédiences idéologiques confondues, doit répondre ! Non pas que ce personnage ubuesque soit si important politiquement, tout le monde le sait y compris ses amis politiques, Hamdi n’est qu’un agent dans une nébuleuse de réseaux très complexes, mais le fait qu’il dispose d’une chaîne satellitaire le rend comme tous les personnages louches qui disposent d’une arme (la Mustaquilla en est une) aussi dangereux qu’un Ben Laden. Voilà un type qui fut formé dès son plus jeune âge dans les cercles clandestins intégristes, rompus à la violence physique et verbale.Fanatisés par un embrigadement sans faille, les adeptes de cette mouvance ont donné, en Algérie les «GIA et le FIS» tristement célèbres, les talibans en Afghanistan, et les intégristes de Hassan Tourabi qui pratiquent encore l’esclavage au Soudan et financent précisément cette chaîne. Certes, en Tunisie, terre de tolérance et de paix, dans une société modernisée dont le niveau de vie du citoyen avoisine de plus en plus la moyenne des sociétés occidentales, un intégriste, ne peut extérioriser sa violence de la même manière qu’ailleurs.Mais le pro-gramme, pour lequel toutes les variantes de l’intégrisme, des tali-bansaux intégristes tunisiens militent, est le même : c’est celui qui est appliqué actuellement en Afghanistan. Avons-nous assisté une seule fois à la dénonciation des talibans par les intégristes et leurs acolytes ?

Hamdi à deux reprises, dans une vaine tentative de se disculper, n’a fait que confirmer son appartenance à la nébuleuse intégriste ! Liberté, dit-il, de porter «le tchador ?» Lorsqu’on sait où a mené cette «liberté» il y a plus d’une décennie où Hamdi et ses «frères» jetaient de l’acide sur le visage des imams et les jambes des femmes en minijupe, l’on ne peut qu’être étonnés par une telle arrogance et frémir à l’idée de les voir ressusciter! Liberté d’utiliser les mosquées à n’importe quelle heure ? Pour quoi faire, sinon un jour les transformer en foyers d’agitations intégristes, comme Hamdi et ses «frères» l’ont fait dans les années soixante-dix et quatre-vingt et où ils ont sélectionné les agents les plus violents, recrutés dans le lumpen prolétariat. Liberté pour les intégristes condamnés à des peines de prison pour avoir comploté et voulu renverser par la force un régime civil moderniste et jouissant d’une légitimité populaire et démocratique? Pour quoi faire, sinon pour reconstituer un jour par la voie «soft» une organisation, quasiment disparue de la scène politique et une mouvance devenue synonyme de violence chez les masses populaires qui ont vu où cela a abouti chez les voisins (150.000 morts) et qui ont désavoué ses adeptes, depuis l’affaire sanglante de Bab Souika !

Retour pour les exilés ? Lesquels ? Ceux qui comme Hamdi dirigent l’internationale terroriste, et qui sont de mèche avec un Ben Laden, comme l’a confirmé le coup de poing de la police italienne, il y a deux mois ? Ceux qui envoient leurs adeptes se former chez les Afghans, pour renforcer les maquis des GIA en Algérie, comme l’ont confirmé de récents événements sanglants ? Liberté pour cet ancien Premier ministre ? Lui qui a jeté des milliers de militants politiques et des droits de l’homme en prison, y compris ceux sur le sort de qui il verse aujourd’hui des larmes de crocodile? Qui paye les factures de ce monsieur dans les grands palaces parisiens à 7 millions de nos millimes la nuit? Qui paye ses frasques et ses orgies de septuagénaire dégénéré ? Dans quels desseins ses bienfaiteurs continuent-ils à le financer, en dehors des quelques services qu’il leur rend par-ci et par-là ? Comment, cet étrange personnage, grossier, qui a eu pendant une trentaine d’années largement le temps d’exercer ses talents d’oppresseur peut-il aujourd’hui se targuer d’être un démocrate ? Mais les plus surréalistes des scènes sont justement illustrées par ces plateaux réunissant des contraires aux programmes radicalement opposés, tels les adeptes de la révolution permanente, partisans de la dictature du prolétariat, les transfuges de l’exparti unique des-dits libéraux qui tendent la main aux partisans de l’Etat théocratique, des ex-laïcs faisant leur mea-culpa aux extrémistes religieux dont ils demandaient, il n’y a pas longtemps, la pendaison haut et court, des pseudo-nationalistes arabes qui ont toujours ciré les pompes de dictateurs sanguinaires et qui étaient payés à la petite semaine! C’est la sacro-sainte alliance contre un régime qui a réussi en une décen-nie à transformer radicalement et profondément la société, jusqu’à faire du pays un des plus modernes du monde arabe et du tiers monde.

Une alliance opportuniste, sans programme et sans cohérence politique, dont les véritables dirigeants sont ceux justement qui évitent de se mettre au-devant de la scène d’Al Mustaqilla parce qu’ils ont mauvaise presse et dont Hachmi Hamdi est un illustre représentant ! Comme pour les crimes de droit commun, il faut se poser la ques-tion du mobile ! Assassiner la République au nom de la démocratie, et pour cela, les fonds noirs sont généreusement versés par l’intégrisme le plus noir, en provenance d’un pays du continent noir. Pourquoi Hamdi ne s’explique-t-il pas sur l’origine des fonds qui alimentent sa cagnotte ? Pourquoi il ne publie pas, comme toutes les entreprises qui se respectent, les parts de ses actionnaires et de ses «bienfaiteurs»? Pourquoi est-il toléré dans un pays qui n’est pas réputé tendre avec les étrangers, s’il ne rend pas des services «appréciables» à ce pays ?

Mais enfin et la question est fondamentale, pourquoi ceux qui prétendent être les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme, ont-ils accepté de devenir la cinquième roue de la charrette du projet intégriste ? Croient-ils sérieusement dompter la bête, s’en servir pour établir leur «démocratie» ? Peut-on sérieusement justifier l’alliance avec le diable, pour uniquement, comme ils le déclarent, «démocratiser» la vie politique» ?

Les expériences, iranienne lors de la révolution khomeinyste, ou algérienne, ne leur ont-ils pas suffi, comme leçons d’histoire ! Quand bien même le processus démocratique marque des lenteurs et ne prenne pas la forme occidentale, désirée par certains, cela justifie-t-il l’alliance contre nature avec les suppôts de l’internationale intégriste ? Même si l’impatience est un vilain défaut de certains politiques, que feront-ils si par malheur, les mosquées, l’école, la culture, le sport, pour ne citer que la partie civile de la société, comme ce fut le cas jusqu’en 87, tombaient par malheur (ce qui est impossible) à nouveau aux mains des intégristes? Méfions-nous des trains qui en cachent d’autres et des arbres qui cachent la forêt. Méfions-nous des politiciens véreux, des pseudo-démocrates, de ceux qui se trompent en politique à l’âge de soixante ans et surtout de ceux qui ont vendu leur âme au diable, justement au nom de Dieu Tout-Puissant !

Oui, Hamdi est un intégriste, et les agences de presse étran-gères, comme Reuters, l’AFP et l’AP ne se sont pas trompées quand elles l’ont présenté sous son vrai visage. Il ne suffirait pas pour ce vulgaire agent de l’internationale intégriste de porter un costume cravate bon marché, de balbutier quelques mots en mauvais français et d’annoncer la création d’un espace «francophone» pour tromper ceux-là mêmes qui lui accordent en connaissance de cause un droit d’asile ! Un de ses «frères» l’a un jour dans un article traité «d’espion». De qui ? L’avenir nous fournira certainement la réponse !

M.G.

 

Affaire  Sihem Ben Sedrine suite  AFP, le 5 juillet 2001 à 18h04 

Intellectuels et eurodéputés pour la libération de Mme Bensedrine 

PARIS, 5 juil (AFP) – Deux nouveaux appels d’intellectuels et de députés européens ont été lancés jeudi en France pour la libération de la militante tunisienne des droits de l’Homme, Sihem Bensedrine, détenue depuis le 26 juin à Tunis.
   A l’initiative du Comité national pour les libertés en Tunisie (CNLT), dont Sihem Bensedrine est la porte-parole, 67 intellectuels, principalement des Français, ont appelé “instamment les autorités tunisiennes à respecter leurs engagements pris lors de la signature des conventions et pactes internationaux relatifs à la protection des libertés collectives et individuelles”.
   “Nous exigeons la libération immédiate et sans conditions de Sihem Bensedrine et son rétablissement dans l’intégralité de ses droits”, ont-ils ajouté.
   Parmi les signataires figurent l’éditeur François Gèze, le sociologue Pierre Bourdieu, la cancérologue Léon Schwartzenberg, l’écrivaine Régine Desforges et l’économiste britannique William Byrd.
   Dans un texte séparé, les eurodéputés Harlem Désir (socialiste), Olivier Dupuis (radical), et Roselyne Vachetta (gauche unitaire), “expriment leur plus vive préoccupation au regard d’événements récents qui témoignent d’un net durcissement du régime tunisien à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme et des militants de la démocratie et de l’Etat de droit”.
   Ils annoncent qu’ils se rendront en Tunisie du 6 au 9 juillet, pour y plaider la cause de plusieurs militants du “mouvement démocratique de Tunisie”.
   Parmi eux, figurent Sihem Bensedrine, ainsi que Moncef Marzouki, ancien porte-parole du CNLT et ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), qui attend samedi un jugement en appel pour appartenance à une association illégale et diffusion de fausses nouvelles.
   Sihem Bensedrine, 47 ans, a été emprisonnée le 26 juin, après avoir été arrêtée à son arrivée à l’aéroport de Tunis en provenance de France. Elle avait mis en cause un magistrat le 17 juin, lors
d’une émission diffusée sur la chaîne de télévision privée arabe basée à Londres, Al-Mustaquilla.
   Elle a été entendue jeudi à Tunis par un juge d’instruction qui l’a maintenue en détention. 

AFP.


RTR, le 5 juillet 2001 à  20h55  

 

Activists protest journalist imprisonment in Tunisia

TUNIS, July 5 (Reuters) – Dozens of human rights activists staged a noisy demonstration inside the main court in Tunis on Thursday to urge the release of jailed journalist Sihem Ben Sedrine, witnesses said.
    Ben Sedrine, editor of the online magazine Kalima (Word) and spokeswoman for the human rights group Tunisian National Council for Liberty, was arrested and jailed in Tunis on June 26 after returning from Europe, where she had spoken publicly about human rights in the north African country.
    “Freedom for Sihem. Freedom for Tunisia,” the protesters shouted, waving pictures of Ben Sedrine. Ben Sedrine appeared before an examining judge for questioning on Thursday.
    Examining judge Boubaker Trabelsi ordered her to remain in custody pending further interrogation and trial.
    Police eventually forced the activists out of the building.
    France has expressed concern over Ben Sedrine’s fate and urged the Tunisian government to release her.
    Members of the Paris-based press freedom advocacy group Reporters Without Frontiers and Amnesty International have also expressed concern about Ben Sedrine. 

 REUTERS


THE COMMITTEE TO PROTECT JOURNALISTS à NEW YORK SOLIDAIRE DE SLE DEBUT AVEC SIHEM BEN SEDRINE. TEXTE DU COMMUNIQUE DU 28 JUIN 2001. http://www.cpj.org/news/2001/Tunisia28jun01na.html   TUNISIA:

Journalist and human rights activist jailed after London TV appearance

New York, June 28, 2001 — CPJ is gravely concerned about the recent arrest of Tunisian human rights activist and journalist Sihem Bensendrine, apparently for criticizing the regime of President Zine Al-Abdine Ben Ali during a London television appearance.

Bensendrine is the spokeswoman for the non-governmental National Council for Liberties in Tunisia (CNLT) and the editor of an Internet magazine called Kalima. On June 17, she took part in a television debate about Tunisian human rights on Al Mustaqilla, a London-based Arabic television station owned by émigré Tunisian dissident Mohammed El Hachimi Hamdi.

Tunisian police detained Bensendrine at the airport when she returned to the capital, Tunis, on June 26, 2001. That same day, according to her lawyer, Radiah Nasrwai, Bensendrine was charged with undermining the authority of the judiciary and spreading false information with the aim of undermining public authority. She was brought before an examining judge, who ordered her incarcerated.

Following her arrest, Nasrawi said, Bensendrine was missing for more than five hours before anyone knew what had happened to her.

Undermining the authority of the judiciary carries a penalty of up to six months imprisonment and a 1000 dinar (US$660) fine. The false information charge carries a prison sentence of up to three years and a fine of 1000 dinars.

“We call on Tunisian authorities to release Sihem Bensendrine at once and to drop all charges against her,” said CPJ executive director Ann Cooper. “Jailing someone for expressing her political views on the air threatens all working journalists and can only stifle free expression, which the Tunisian government says is a right afforded to all its citizens.”

Bensendrine is currently being held at the Manouba prison for women, outside Tunis. Her trial is scheduled for July 5.

President Ben Ali has appeared four years running on CPJ’s annual list of the 10 Worst Enemies of the Press. His government continues to suppress all forms of opposition to the regime, including journalism and media commentary.

END

 
 
El Watan 7.7.01
LA POLICE TUNISIENNE MENACE SOUHILA HAMMADI / «Fais attention !»
  Chargée de couvrir le procès de la militante des droits de l’homme tunisienne, Sihem Bensedrine — procès qui s’est ouvert jeudi matin au tribunal de Tunis —, notre consœur Souhila Hammadi a été retenue pendant trois heures, mercredi soir, à l’aéroport de Tunis. Dès son arrivée à l’aéroport Tunis-Carthage, notre envoyée spéciale s’est vue — sans explication aucune — confisquer son passeport par un officier de la police des frontières en civil. Ce dernier lui intimera, non sans agressivité, l’ordre de s’asseoir et d’«attendre toute la nuit s’il le faut». Une demi-heure plus tard, à bout de patience et très éprouvée physiquement, notre consœur commence par apostropher un policier en tenue qui, face à son insistance, lui rétorquera qu’elle n’a pas le droit de pénétrer sur le territoire tunisien. A vingt heures, Souhila Hammadi, qui a fini par joindre par téléphone portable la rédaction, se dirige vers un autre agent pour le tenir au courant des dispositions prises par les responsables du journal. La direction d’El Watan a en effet saisi, par écrit, le ministère algérien des Affaires étrangères l’informant de cette grave atteinte à la liberté de circulation d’une citoyenne algérienne, de surcroît en mission de travail. Entre-temps, l’ambassadeur de Tunisie à Alger téléphone au directeur du journal, pour lui proposer un deal : «Souhila peut être libérée dans un quart d’heure, mais n’écrivez plus sur la Tunisie, comme vous avez l’habitude de le faire.» Propos jugés irrecevables par le directeur — la discussion, telle qu’elle s’était engagée, ne pouvait durer — ; la direction d’El Watan n’avait rien à négocier. Souhila Hammadi a été envoyée à Tunis pour couvrir le procès d’une collègue tunisienne, jetée en prison de manière arbitraire. Pendant ce temps, notre consœur est à nouveau apostrophée par un autre agent qui lui demande de le suivre dans une autre zone cette fois et d’attendre le temps d’une réponse qui devait émaner de… ? Une fois de plus, soit à 22 h 15, notre consœur se verra une fois de trop «escortée» vers un bureau. Et c’est là que des fonctionnaires ont exhibé les propres reportages, «incorrects vis-à-vis de la Tunisie», rédigés par la journaliste d’El Watan dans le cadre d’une mission de travail sur le régime Ben Ali qu’elle avait effectuée en octobre dernier. Alors que le site d’El Watan est, apprend-on, bloqué depuis au moins huit mois… L’officier finit par lui remettre son passeport non sans lui rétorquer : «Cette fois, c’est bon, mais fais attention !» Jeudi matin, Souhila Hammadi a eu la visite du premier conseiller de l’ambassade d’Algérie. Elle sera informée que son cas est pris en charge par les responsables consulaires et, en effet, elle a eu, hier, à rencontrer le consul d’Alger à Tunis. Par N. R.  

2 JOURNALISTES TUNISIENS (FREELANCE) ONT ENVOYE A TUNISNEWS LEUR COUVERTURE DU 3éme CONGRES DU RSP, DEVENU LE PDP.

التجمع الاشتراكي التقدمي يعقد مؤتمره الثالث

انعقد المؤتمرالثالث للتجمع الاشتراكي التقدمي ايام22 و23 و24 جوان في تونس العاصمة تحت شعار البديل الديمقراطي  وسط اجواء احتفالية تميزت بالتفاف الحركة الديمقراطية حول المشروع الذي طرحه هذا الحزب منذ سنوات تحت عنوان الاءتلاف الديمقراطي وهو ما يجعل هذه التجربة التي جمعت اسلاميين وماركسيين وليبرايين ¡ فريدة من نوعها ولا يمكن تصنيفها سياسيا

حضر افتتاح هذا المؤتمر جمع غفير من الوجوه السياسية المختلفة مما جعل احدهم يعلق قائلا ” تونس اليوم كلها هنا ” وذلك من خلال حضور ممثل رئيس الدولة السيد كمال الحاج ساسي ووجوه من المجتمع المدني والجمعيات ونشطاء حقوق الانسان والاحزاب ¡ كما واكب الجلسة الافتتاحية شخصيات وطنية مستقلة من امثال محمود المستيري و نورالدين بن خذر ومحمد الشرفي¡ وقد كان المغتربون الاسلاميون ممثلون في هذه الجلسة من خلال رسالة باسم حركة النهضة ¡ كما تلقى المؤتمر رسالة مساندة من حزب العمال الشيوعي التونسي و تلقى رئيس الجلسة مكالمة هاتفية من السيد خميس الشماري .

كان هذا الالتفاف حول التجمع الاشتراكي تثمينا لخطه الاستقلالي الذي تميز به طيلة الفطرة الماضية ودفع ضريبة ذلك غاليا بمحاصرة السلطة له ورغم ذلك تميز بمواقفه الواضحة في الشان السياسي و اهمهارفض الاسلوب الامني في الصراع مع الخصوم السياسيين وهاهو اليوم يجني الثمار: مصداقية ¡ شعبية ¡ اشعاعا و تميزا داخل خط المعارضة القانونية وقدرة اكثر على محاورة السلطة في قضايا البلاد الهامة . وهي مسائل عبر عنها من خلال اللافتات و الشعارات التي ازدانت بها بورصة الشغل بالعاصمة و عبرت عن مطالب كل الاطياف السياسية وهيئات المجتع المدني :

1)   نضالنا متواصل من اجل العفو التشريعي العام .

2)  التعذيب ¡الحرمان من الشغل ¡ مصادرة حق السفر اعتداءات صارخة على حقوق الانسان .

3)  من اجل طى صفحة احتكار الحياة السياسية من طرف الحزب الحاكم

4)  فصل الحزب عن الدولة .

وقد كانت الكلمة التي القاها الامين العام السيد نجيب الشابي ( والتي اعتبرها المؤتمر بمثابة التقرير الادبي ) تاسيسا نضريا لثوابت الحزب ضمن مقتضيات المرحلة بعيدا عن المرجعيات الايديولوجية العقائديةالتي لا تنفع البلاد في شيء¡ و قد علق الملاحضون على هذه الكلمة مثمنين ما جاء فيها باعتبار انها اعلانا عن برنامج سياسي  ا صلاحي بالاساس  ولكن متجذر في المعارضة .

و قد ركزت المداخلة على موعد 2004 كاستحقا ق تاريخي ودستوري و اكدت على وضع المؤتمر في هذا الافق التاريخي العام و الاستعداد له . وتطرح هذه المحطة التاريخية :

–    رهانا دستوريا يتعلق بارساء التداول على الحكم

–    رهانا سياسيا يتعلق بحق الشعب في تقييم تجربة اربعة عشر سنة من الحكم  

وعبر الاستاذ نجيب الشابي عن نسبية النجاح الاقتصادي  وذلك لهشاشة البنى الاقتصادية التي عبر عنها الواقع بجلاء من خلال تباطؤ الاستثمار ونسبة البطالة المرتفعة ( 30بالمائة شباب و40 بالمائة منهم في مناطق داخلية).

وعبر كذلك عن تعثر مسيرة البلاد نحو الديمقراطية منذ 7 نوفمبر رغم مظاهر التغيير التي حصلت  وذكر امثلة على تراجع المسيرة نحو الافضل مثل اغلاق جريدةالراي ومصادرة حق هشام جعيط في النقد والتعبير وتزوير انتخابات 89 وملاحقة مناضلي حزب العمال وحالة الاستقطاب الثنائي بين الحزب الحاكم و الحركة الاسلا مية الذي ادى الىهزيمة الحركة الديمقراطية .واعتبر الاستاذ نجيب انه لم يقع الوفاء بالعقد السياسي وعبر عنعدم رضاء حزبه عن النتائج وأنه يتوق الى البديل.

واعتبر الأمين العام أن الفترة الأخيرة شهدت خرقا للجدار الحديدي للسلطة تمثل في إحداث يقظة بفضل نضالات الجمعيات ونشطاء حقوق الإنسان التي لاقت تضامنا عالميا مثل بداية الإنفراج والدعوة إلى توحيد القلوب

لكن الأيام الأخيرة شهدت حالة من التراجع والنكوص عن هذا الهامش من الحريات الذي توفر في البلاد وذلك من خلال إيقاف محمد مواعدة وتتبع المرزوقي عدليا.

وقد دعى الأستاذ نجيب إلى فتح حوار مع الخصوم وإخلاء السجون ورفع المحاصرة عن حمة الهمامي¡ واعتبر أن العفو التشريعي العام ليس مطلبا إنسانيا بل سياسي لفتح مجال المشاركة للجميع وطي صفحة التسعينات.

وفي إطار الإعلان عن معالم برنامج سياسي قال الشابي نحن طلاب إصلاح دستوري قانوني سياسي من خلال تقليص تضخم سلطة الرئاسة وفصل السلطات وحق الترشح للرئاسة دون قيود والدعوة إلى تحريم سن أي قانون يمس من الحريات الأساسية وتطوير النظام السياسي للبلاد وإصلاح قانون الأحزاب والجمعيات وإصلاح النظام الإعلامي والنظام الإنتخابي.

واعتبر أن مؤتمر حزبه هو مؤتمر توحيد القوى الديمقراطية واعتبر في كلمة بليغة أن الديمقراطية في بلادنا تتنزل منزلة الإستقلال في عهد الاستعمار.  فبالديمقراطية نقق التنمية الفعلية وبالديمقراطية نحقق التكامل المغاربي وبالديمقراطية ننخرط في السوق العالمية.

واعتبر الديمقراطية مسألة وجود لا مطلبا نخبويا واعتبر أن من ثوابت حزبه النظرية إقرار الشخصية العربية الإسلامية في أفق الحداثة.

وفي آخر مداخلته قال موجها كلامه إلى السيد كمال ساسي : نريد الحوار نريد الإصلاح فاستمعوا إلينا.

وقد لاقى هذا الخطاب الذكي استحسان الجميع لأن كل طرف وجد فيه جزءا من مشاغله ومطالبه وطموحاته بما فيهم السلطة التي تفضل الخطاب الإصلاحي على الخطاب الثوري.

ثم تداول على الكلمة كل من:

–    ممثل رئيس الجمهورية السيد كمال ساسي الذي ذكر بحصيلة 14 سنة من (التغيير) كما يراها.

–    ممثل الجهة الشعبية الذي ألهب المشاعر بفصاحته وأعلن عن تواصل الإنتفاضة واعتبر أن الانتفاضة ليست دفاعا عن الأقصى فحسب ولا عن فلسطين فحسب بل دفاعا عن سوريا ولبنان وحيفاء وتونس والمغرب واعتبر أن الانتفاضة هي التي صنعت الوحدة الوطنية بينما أحدثت أوسلو الفرقة السياسية.

–    رئيس الرابطة مختار الطريفي الذي ابتدأ كلمته بزلة لسان  ABSUS شكر فيها التجمع الدستوري الديمقراطي عوضا عن التجمع الإشتراكي التقدمي وكأن هاجس علاقة السلطة بالرابطة لا يزال مسيطرا حتى بعد الحل المنصف نسبيا وعبر عن تمسك الرابطيين بشرعية المؤتمر الخامس وأعلن عن موعد 29 جوان اليوم العالمي للعفو التشريعي العام بتونس

–    منظمة العمل الديمقراطي الشعبي من المغرب محمد بن سعيد أكد على خصوصية التمشي الديمقراطي في المغرب ومميزات اليسار الجديد.

–    حركة التجديد أحمد ابراهيم الأمين العام المساعد نقد التنسيق مع أطراف من خارج الدائرة العقلانية.

–    جبهة القوى الإشتراكية علي حماني الذي دعى إلى إنشاء محمكة مغاربية لحقوق الإنسان.

–    الاتحاد العام لطلبة تونس عز الدين زعتور الامين العام الذي أكد على ضرورة العمل على إرساء ديمقراطية تقدمية تساهم في انقاذ البلاد من الوضعية الحالية.

كما شارك أيضا في حفل الإفتتاح علي ذياب من حزب البعث بسوريا ومحمد عبد المجيد القباطي من حزب المؤتمر الشعبي في اليمن وعدنان بلحاج عمر من حزب الوحدة الشعبية بتونس.

 

 الجلسة العامة ومناقشة اللوائح

اعتبرت الجلسة العامة أن كلمة الأمين العام في الجلسة الإفتتاحية بمثابة التقرير الأدبي ثم تلي التقرير المالي الذي حدد مداخيل ومصاريف الحزب¡ فكانت التبرعات ومساهمة المحبين والدعم الرمزي من الدولة مصادر التمويل الأساسية¡ وقد توزعت المصاريف على مقر الحزب وجريدة الموقف والمقرات الجهوية كما تلقى الحزب دعما استثنائيا بمناسبة المؤتمر من رئاسة الدولة قدر بعشرة آلاف دينار وقد صرح أمين مال الحزب السيد عصام الشابي أن للحزب ديون متخلدة لدى مطبعة الموقف وأخرى بمثابة معاليم كراء مقرات الحزب. ولاحظ أن توقعات العجز المالي تقدر بثمانية عشر مليون دينار. وبعد أن تمت المصادقة على التقريرين المالي والأدبي دخلت الجلسة العامة مرحلة النقاش التي ستعبر عن مشاغل المؤتمرين وهواجسهم وتساؤلاتهم والتي ستستوعبها اللوائح فيما بعد وأهم هذه الهواجس:

–    خشية بعض أطراف اليسار الماركسي من انحراف الحزب عن الخط الإشتراكي.

–    قضية التداول على الأمانة العامة للحزب.

–    محطة 2004

–    الحريات والديمقراطية والمسألة الإجتماعية.

–    قضية التعامل مع الحركة الإسلامية: هل هي قضية إنسانية(التنديد بالتعذيب والمطالبة بالعفو) ¿ أم هي قضية سياسية تندرج ضمن الحريات وحق هذا الطرف في التواجد¿

 

وقد وزع أعضاء جامعة صفاقس مذكرة على الحاضرين ركزت على أهمية الإلتقاء حول أرضية سياسية هادفة إلى إرساء الديمقراطية بمعناها الواسع¡ لذا فهم يطالبون بإبعاد المناقشات الفكرية والنظرية والإيديولوجية حتى لا يتعمق الخلاف بين مناضلي الحزب كما طالبت الوثيقة بتقييد مهام الأمين العام وأعضاء المكتب السياسي.

 

اللائحة السياسية:      

–    تنزيل المؤتمر في مدى زمني “2004”

–    تقييم تجربة 7 نوفمبر بعد 14 سنة من الحكم

–    البرنامج الإصلاحي للحزب

–    طبيعة الحزب ومواصفاته ودوافع تكوينه

–    النداء لجبهة ديمقراطية موحدة

 

أثناء النقاش أشار العديد من الحاضرين إلى أن بيان 7 نوفمبر وإن لاقى ترحيبا من طرف الجميع آن ذاك من باب إحسان النية فإنه لم يكن عقدا سياسيا واجتماعيا بين السلطة والمجتمع واعتبر المؤتمرون بالإجماع أن 2004 محطة تاريخية لتونس لأنها تطرح رهان احترام الدستور ورهان الديمقراطية الياسية ومبدأ التداول على السلطة¡ وقد تعهد الجميع بضرورة التكاتف مع كل القوى الديمقراطية من أجل فرض احترام الدستور وإرادة الشعب بالوسائل السلمية كما أكد أغلب المؤتمرين أن 14 سنة من التجربة أثبتت أن ما أطلق عليه اسم التغيير فشل في تحقيق الديمقراطية وإرساء المجتمع المدني والحريات الأساسية وحقوق الإنسان.

وأشار البعض إلى أن مشروع الحزب هو إصلاحي يقوم على الحوار ونبذ العنف لكنه متجذر في المعارضة ويطرح على نفسه مهام كبرى وتاريخية لتحقيق النقلة النوعية في مجتمعنا ومن هذه المهام ضرورة تنقيح الدستور لتغيير النظام من رئاسوي إلى برلماني وأشار البعض إلى أن علوية الدستور لا تنفي قابليته للتحوير وفق حاجات المجتمع ونضجه الحضاري والسياسي. وطالب البعض بإدراج المطالبة بالعفو التشريعي العام باعتباره الوسيلة المثلى لتنقية المناخ السياسي كما طالب آخرون بتكوين صندوق للتعويض لضحايا التعذيب في المرحلة  الماضية.

كما أشار نقاش اللائحة السياسية جدلا حادا في طرح مسائل خلافية كالمطالبة بإدراج العلمانية وفصل الدين عن الدولة كمبادئ ضرورية لمجتمع ديمقراطي وكالمطالبة بالتأكيد على الهوية العربية الإسلامية باعتبارها السمة الأساسية التي تميز المجتمع التونسي- وهذا النقاش المحتد منطقي على اعتبار تعدد الأطراف السياسية المتنافسة من أجل إقرار قناعاتها.

 

اللائحة التربوية:   

تطلبت مناقشة هذه اللائحة نقاشا عنيفا وصل إلى حد التراشق بالإتهامات بين اتجاهين مختلفين الأول يطالب بالتربية والتعليم على أساس تجذير الشخصية العربية الإسلامية للطفل التونسي والثاني يرى أن الحديث على تجذير التعليم على هذه الشاكلة يمكن أن يرسخ التعصب والتقليد مقابل الأنفتاح والإجتهاد والعقلانية والإعتماد على النفس فالشخصية العربية الإسلامية متجذرة ولا تحتاج إلى مجهود وإنما المطلوب هو تربية النشأ على استعمال العقل والروح النقدية والأبداعية مع مراعاة قيم الحداثة والتطور التكنولوجي.

بعد مناقشات طويلة جمعت بين الهم النظري والتوظيف السياسي وذلك إلى حدود الثالثة ليلا من اليوم الثاني للمؤتمر وقع إقرار تحوير العبارة المذكورة “تجذير الشخصية العربية الإسلامية” لتصبح التربية على شخصية متجذرة في بعديها العربي الإسلامي مع مراعاة قيم الحداثة والعقلانية.

وإضافة إلى النقطة الخلافية الأساسية تناول المتدخلون نقدا لاذعا لبرامج التعليم الحالية واعتبروها فاشلة لا تنتج شبابا مثقفا ولا واعيا ولا متجذرا في هويته وطالبوا باستشارة الأساتذة والطلبة والمثقفين في برامج إصلاح التعليم وعدم التصرف بعقلية فردانية في قضية وطنية مصيرية وخطيرة وهي التعليم كما أشار البعض إلى أن النتائج الباهرة التي سجلت في التعليم وخاصة في التاسعة أساسي هي نوع من التوظيف السياسي باعتبارها تسكين لأوجاع الشعب.

ووجه البعض نقدا إلى الطريقة التي تم بها حذف آيات الجهاد والآيات التي تتحدث عن اليهود في مواد التربية الإسلامية وكذلك نصوص بمادة العربية وخصوا بالذكر نص تونس الجميلة لأبي القاسم الشابي¡ واعتبروا ذلك من باب تمرير عقلية التطبيع مع الكيان الصهيوني ولاحظ عديد المتدخلين أن مدرسة الغد التي نتحدث عنها خطورتها تكمن في هذا الإتجاه وخاصة محو الهوية العربية الإسلامية والتركيز على فكرة التسامح والتعايش السلمي وغيرها من الألفاظ التي توحي بالإستسلام فالمدرسة التي نطالب بها حسب قول أحد المؤتمرين: “هي المدرسة ذات الخيارات الوطنية المستقلة والتي تراعي خصوصيات وقضايا الأمة وتحس بآلامها ومعاناتها وأفراحها”.

 

اللائحة الإقتصادية والاجتماعية: 

وهي اللائحة التي كان مقررها الدكتور عبد اللطيف الهرماسي¡ هذه اللائحة حاولت مراعاة توجهات الحزب وطوائفه السياسية المختلفة وخاصة أنصار الإشتراكية وأنصار الليبرالية فجاءت توجهاتها العامة كما سماها أحد المتدخلين تلفيقية وتوفيقية بين النهجين الإشتراكي والرأسمالي فذكرت حرية الأسعار وحرية بعث المؤسسات وحرية المنافسة بحدود معينة يضبطها القانون وذكرت أيضا التنصيص على حقوق العمال والقدرة الشرائية للمواطنين كما راعت مبدأ العدل الإجتماعي ودعم التشغيل والمساواة بين الأسعار والأجور والمساواة أيضا بين المرأة والرجل في الأجر وكذلك المحافظة على ملكية الدولة للمؤسسات والقطاعات الهامة والكبيرة.

يعتبر هذا النهج الإقتصادي المقترح نهجا وسطيا توفيقيا ولكن بعض المؤتمرين من أنصار حزب العمال وأتباع محمد الكيلاني من ذوي النزعة الكتلوية رفضوا هذه اللائحة واعتبروها معادية للنهج الإشتراكي ومكرسة للإستغلال والكسب المشط وضرب مصالح العمال¡ كما طالبوا بوقف التفويت في المؤسسات العمومية للأجانب لأنها استعمار جديد أكثر خطر من الإستعمار العسكري. وقدم أحدهم وهو بوبكر الطاهري لائحة بديلة إشتراكية أمام المؤتمر وقع رفضها بالإقتراع المباشر ووقع إقرار اللائحة الأولى ولكن السيد نجيب الشابي استعمل حكمته السياسية حتى يرضي هذا الطرف بإضافة اللائحة الثانية كوثيقة إضافية مضمنة في برنامج الحزب.

على هامش هذه النقاشات اعتبر الأستاذ عبد العزيز التميمي أن النجاعة الإقتصادية وما تقتضيه من تصور لاقتصاد السوق لا تتناقض مع العدالة الإجتماعية وتساءل: هل تقتضي الديمقراطية الاجتماعية تحديد الدولة لكل الأسعار¿ كما اعتبر الدكتور عبد اللطيف الهرماسي أنه لا يمكن لكل طرف سياسي أو فكري أن يجد طرحه كاملا في هذه اللائحة ولا يجوز لأي طرف أن يفرض قراءته للواقع الإقتصادي على بقية المؤتمرين ومن هذا المنطلق كان توجهنا هو الموازنة بين كل الطروحات الموجودة.

 لائحة النظام الداخلي

ركزت مناقشة هذه اللائحة علىالجانب التنظيمي والهيكلة وشروط الانتماء وجاء فيها ان المؤتمر هو اعلى سلطة ينعقد كل ثلاث سنوات تليه اللجنة المركزية المتكونة من 67 عضو والتي تنتخب المكتب السياسي المتكون من 25عضووالذي بدوره يحتار الامين العام للحزب .

تركز النقاش طويلا حول احد شروط الانتماء وهو التمتع بالاخلاق الحسنة اذ اعتبره البعض مسالة معيارية خلافية لا يجب اقرارها باعتبارها لا تخص العمل السياسي فيما اعتبرها البعض الاخر ضرورية لنجاح هذا العمل فالاخلاق من الاعراف الاجتماعية العامة فلا يمكن مثلا ان نقبل عضوية من اشتهر بدناءة اخلاقه او التحيل والكذب او من ارتكب جرائم شرف . وعندما وقع عرض هذه المسالة علة التصويت المباشر كانت الاغلبية منتصرة لاعتبار الاخلاق ضرورية واساسية في العمل السياسي وقبول العضوية .

 

لائحة العلاقات الخارجية

اشار اغلب المؤتمرين الى ان العولمة التي لا تستفيد منها الا الدول الكبري والغنية قد تدفع الى مزيد من التوتر بين الدول الفقيرة والغنية . كما ان البقاء داخل كيانات صغيرة و مختلفة يؤدي الى التهميش لذلك فان الاندماج في مجموعات و تكتلات اقليمية مع المراهنة على التقدم التكنولوجي والديمقراطية لهو افضل طريق للاستفادة من العولمة وجعلها رفاها واسقرار.

وطالب البعض بضرورة توحيد منطقة المغرب العربي والنهوض بها على مستويات عديدة نذكر منها : القضاء على الامية والجهل ومحاربة الفقر و بناء اقتصاديات سليمة ومتينة وترسيخ الهوية العربية الاسلامية وبناء منظومة تكنولوجية حديثة اما على الصعيد العربي فقد اشارت الائحة الى ضرورة بناء قطب موحد في عصر طغت عليه التكتلات وطالبت بمساندة المقاومة الفلسطنية الباسلة والعمل على رفع الحضر على العراق الشقيق .

أما في خصوص الشراكة الاروبية فقد دعت الى شراكة قائمة على التوازن بين الشمال والجنوب والعمل على رفاه مشترك بين ضفتي المتوسط .

واشارت ايضا الىان الحزب يتفاعل اجابيا مع الشبكة الدولية لحقوق الانسان التي نشاركها المبادئ الاساسية والعالمية  لحقوق الانسان كما يتفاعل ايجبيا مع المنظمات غير الحكومية التي تعمل على مقاومة المظاهر السلبية للعولمة .

 

انتخاب اللجنة المركزية و المكتب السياسي

 

في ساعة متأخرة من مساء 26 جوان 2001 نظمت رئاسة المؤتمر جلسة مغلقة ضمت المؤتمرين الأعضاء فقط وبقي الملاحظون والصحافيون خارج قاعة المؤتمر في انتظار نتائج التصويت.

وتواصلت هذه الجلسة منذ ما يقارب السابعة إلى منتصف الليل حيث تمت مناقشة تغيير إسم الحزب فركز الحاضرون على ضرورة المحافظة بدرجة أولى على كلمتي حزب وديمقراطية وطالب آخرون بإبراز صفة التقدمية أو المحافظة على كلمة الإشتراكية وبعد الإتفاق على هذه النقاط تمت المصادقة على تغيير الإسم نهائيا ليصبح الحزب الديمقراطي التقدمي “PDP”

ثم انتقلت الأشغال إلى انتخاب اللجنة المركزية والمكتب السياسي وكان ذلك عسيرا على كل المؤتمرين باعتبار بروز الولاءات السياسية والعقائدية للأعضاء ولانتماءاتهم الجهوية فكان هاجس التمثيل صاحب الأولوية في حين اجتهد البعض لإيجاد قائمة وفاقية تجمع مختلف الحساسيات الموجودة. وكان لا بد من مراعاة معطيات أخرى أساسية قد تتعارض مع مقاييس التمثيل ومنها الكفاءة وقابلية الأفراد للتفتح على الآخرين في ظل حزب تعددي لم يتعود أفراده بعد على تقبل المختلف وبعد جدالات وتشنجات وأخذ ورد بين مبدأ الوفاقية والاحتكام إلى الصندوق الذي قد يظلم تمثيلية البعض. في الأخير وبعد أن كادت التجربة تجهض تغلب صوت العقل والمصلحة العامة على الفئوية الضيقة وعبر المؤتمرون من خلال قائمة وفاقية عن نضج سياسي ولو بعد مخاض عسير ولقد أرجع عديد الملاحظين نجاح هذه التجربة إلى حكمة الأستاذ نجيب الشابي وحنكته السياسية وما يملكه من سلطة أدبية.

المكتب السياسي المنبثق عن المؤتمر الثالث

1- قدماء التجمع الإشتراكي:

–    أحمد نجيب الشابي أمين عام.

–    عطية العثموني – سيدي بوزيد

–    مية الجريبي

–    عصام الشابي

–    منجي اللوز

–    مولدي الفاهم

–    عبد اللطيف الهرماسي

–    رشيد خشامة

2- الإسلاميين التقدميين:

–    محمد القوماني

–    هشام بوعتور – توزر

–    مهدي مبروك

–    حبيب بو عجيلة

–    فتحي التوزري

3- قدماء حزب العمال واليسار الماركسي:

–    الحبيب بو عوني

–    فرحات رداوي

–    بشير العبيدي

–    عبد المجيد الحواشي

4- القوميين التقدميين:

–    عبد الوهاب عمري – قابس

–    بلقاسم حسن

–    منجي سالم – قابس

–    عمر الماجري

5- انتماءات مختلفة:

–    عمار حمدي – القصرين – MDS

–    صالح بلهويشات – نقابي مدنين

–    الشاذلي زويتن ليبرالي

–    علي عمار – قفصة حزب الوحدة الشعبية

 

طرائف على هامش المؤتمر

 

1-  عند دخولنا  دورة المياه بنزل أميلكار كان العديد يتشكون من عدم وجود الماء داخل غرف المراحيض فعلق أحد المشاركين بأن السواح لا يستعملون الماء لإزالة النجاسة وتلك من تقاليدهم فهم يستعملون الورق أما نحن هنا فقد أصبح الماء الوسيلة المثلى للطهارة وهذا من خصائص الهوية العربية الإسلامية.

2-  كلما احتد النقاش داخل قاعة المؤتمر إلا وارتفعت تكلفة الهاتف الجوال!!!

3-  بينما كان النقاش محتدا في القاعة حول الهوية العربية الإسلامية والأخلاق في العمل السياسي ارتفعت صيحات عدد كبير من السائحين في ساحة النزل وهم يرقصون على وقع أنغام صاخبة مما أثار التعليقات داخل قاعة المؤتمر واعتبر البعض وجود المؤتمرين والسائحين في نفس المكان من مظاهر العولمة.

4-  أحد المؤتمرين وهو مقاوم قديم وشارك في حرب بنزرت (75 سنة) من سيدي بوزيد وهو المناضل محمد الصالح البلباز كان نجم المؤتمر بدون منازع بروحه المرحة وتجربته الفريدة حيث لاحظنا التفاف عدد كبير من الحاضرين حوله عديد المرات. أثناء مناقشة تغيير اسم الحزب اقترح سي البلباز الإسم التالي: حزب الجهاد الديمقراطي حيث انفجرت القاعة بالضحك.

5-            بينما حظيت اللائحة السياسية باجماع مطلق فقد تحفظ احد المؤتمرين  و عندما توجهنا اليه بالسؤال مستغربين سبب تحفظه قال لنا “انامتفاعل مع كل بنود الائحة ولكنني اردت ان اكسر مبدا الاجماع الساحق 99بالمائة ولو بشكل رمزي .

6-  القى الاستاذ بشير الصيد عميد المحامين كلمة امام المؤتمرين جاء فيها “يقال اني متصلب وانا في الحقيقة رجل حوار ومستعد للتحاور مع جميع قوى المجتمع المدني داخل السلطة وخارجها ” وبعد ان حيا نجاح المؤتمر الذي اعتبره حدثا سياسيا هاما ومصيريا في البلاد قال” أن مهمة المحامي الأساسية هي الدفاع عن حقوق الإنسان والحريات قبل أن يكون مرتزقا” وأكد الصيد على الدور القادم لقطاع المحاماة في فرض الحريات والديمقراطية.

7-  أثناء مناقشة اللائحة الإقتصادية تدخل الشاذلي زويتن وقال في مجمل كلامه: ” لا تنتظروا مني معارضة هذه اللائحة” في إشارة إلى طبيعة اللائحة الإشتراكية ومبادئه الليبرالية.

8-  لم يواكب ممثلوا الصحافة الوطنية بكثافة هذا الحدث الهام كما كانت الصحافة العالمية غائبة.

9-   تلقت رئاسة المؤتمر رسالة من المساجين السياسيين داخل أسوار سجن 9 أفريل وأمضى عليها السادة  الدكتور الصادق شورو– محمد القلوي – أحمد العماري – طه بقة – علي الحرابي – رضا السعيدي – رضا البوكادي- ابراهيم الزغلامي.

مما جاء فيها : إن مؤتمركم هذا يعد لبنة صلبة لإعادة بناء الثقة بين كل أطراف داخل البلاد ولتجذير مبادئ الحرية والديمقراطية وحقوق الإنسان.

10-طالب بعض المؤتمرين برسالة مساندة إلى حمة الهمامي وكذلك محمد مواعدة والمنصف المرزوقي وسهام بن سدرين.

11-أعلن رئيس المؤتمر أن اللائحة الختامية ستتضمن مساندة للسيد الهادي البجاوي وعائلته بعد تدهور حالته الصحية إلى حد خطير.

12-أدرجت لائحة المرأة مسألة المساواة في الإرث كما طالبت بمساندة أطفال ونساء المساجين السياسيين.

 

     متابعة

 سامي براهم      ومحمد فوراتي

 

Droits de l’homme : « Le régime tunisien se raidit brutalement »    

http://www.lesoir.be/articles/A_01830A.asp

Droits de l’homme : « Le régime tunisien se raidit brutalement »

Souhayr Belhassen, journaliste, vice-président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme

Journaliste sans journal, vous êtes de passage à Bruxelles à titre de militante de la Ligue tunisienne des droits de l’homme. Quel est votre message ?

Il y a deux aspects à ma démarche. De fait, je suis d’abord venue sensibiliser le Conseil européen et la Commission à la situation des droits de l’homme dans mon pays. La Tunisie est liée à l’Europe par un accord d’association qui comporte un volet engageant les parties à promouvoir la démocratie et à respecter les droits de l’homme. Vu la situation sur le terrain, il est de mon devoir d’alerter nos partenaires et cela d’autant plus que le pouvoir tunisien montre les signes d’un brutal raidissement, avec, comme point culminant, l’arrestation de la militante des droits de l’homme, journaliste et éditrice Sihem Ben Sédrine il y a quelques jours.

Elle a eu le tort de prendre la parole sur une chaîne de télévision par satellite émettant depuis Londres (Al Moustikila), elle a eu le tort d’avoir exercé sa liberté de parole sur des sujets, il est vrai, que l’on n’a pas l’habitude de traiter dans les médias en Tunisie, comme la corruption dans les premiers cercles autour du président de la république. Elle a évoqué par exemple l’absence d’indépendance de la justice tunisienne. Le genre de sujets « top secret ». Elle a osé parler sur une chaîne fort regardée chez nous depuis près de trois mois quand elle consacre deux heures le dimanche à inviter un opposant tunisien.

« Voilà où on en est : pas de liberté d’expression, ni de circulation, entraves à la justice, torture… »
Il y a aussi le cas du docteur Moncef Marzouki, ancien président de la Ligue, qui risque de voir sa peine de prison d’un an ferme confirmée ce samedi, le cas de Mohammed Moadda, ancien président du Mouvement des démocrates sociaux, à qui l’on a subitement retiré sa liberté conditionnelle le 18 juin pour lui faire subir le reliquat de dix ans d’une peine de prison encourue après avoir osé adresser une lettre très critique au président Ben Ali. Voilà où on en est : pas de liberté d’expression, ni de circulation (de nombreux passeports sont retenus), des entraves à la justice, des conditions de détention indignes, la torture : on assiste bien à une aggravation de la situation.

Et le second aspect de votre démarche ?

C’est une affaire qui me touche, qui me hérisse particulièrement, moi qui suis journaliste : l’Union européenne pourrait ouvrir à la société civile tunisienne des crédits, un financement dans le cadre dit « Méda-Démocratie » (une conséquence du processus de Barcelone, entamé en 1995, destiné à établir une vaste zone de libre-échange euroméditerranéenne à l’horizon 2010, NDLR), mais cela est bloqué par les autorités tunisiennes qui, en revanche, vont obtenir une grosse subvention européenne destinée à un projet d’aide à la presse tunisienne. Il s’agit d’une aberration en raison de la situation de la presse en Tunisie, une presse, publique ou « privée », tout simplement sinistrée, verrouillée, encadrée, censurée, autocensurée. Le récent lifting du code de la presse n’améliore rien : les articles pénalisants sont simplement passés du code de la presse au code pénal… Dans ces conditions, arroser d’euros cette presse-là pendant que la société civile tunisienne est bâillonnée me paraît scandaleux.

Que trouve-t-on dans un kiosque tunisien ?

Des journaux à sensation qui traînent les opposants dans la boue. De journaux d’analyse ou de débat, point Même pas des journaux d’information dignes de ce nom…

Quelle est la situation de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, la plus ancienne du monde arabe, après qu’un juge tunisois eut annulé son dernier congrès, celui d’octobre dernier, qui avait vu un comité directeur indépendant du pouvoir être élu ?

La saga judiciaire qui s’ensuivit s’est terminée le 21 juin par une décision surréaliste et aberrante en appel : le juge a déclaré illégal le comité directeur élu démocratiquement, mais dans le même temps il lui demande d’organiser un nouveau congrès pour élire un autre comité directeur Au moins nous avons pu réintéger nos locaux. Mais c’est très théorique : le président de la Ligue s’est vu signifier par le ministre de l’Intérieur que la seule activité permise était l’organisation de ce nouveau congrès et il a donc empêché la tenue d’une journée que nous avions organisée sur le thème de l’amnistie générale. Du coup, les locaux sont à nouveau encerclés par la police et les militants empêchés d’y accéder. Mais, évidemment, nous continuerons à résister

« Qu’attend l’Europe pour cesser ce laxisme ? Le point de non-retour ? »
Comment jugez-vous les Européens ? Les avez-vous trouvés conscients de la situation ?

Derrière des portes closes, ils nous témoignent sympathie et compassion. Le Conseil des ministres a même condamné la répression contre la Ligue en février. On nous dit : « Ce n’est pas normal qu’un pays comme la Tunisie en arrive là ». Mais, s’agissant d’examiner une attitude plus ferme de l’Union européenne, cela semble exclu car les Européens ne veulent pas compromettre ce qui reste du processus de Barcelone déjà en lambeaux au Proche-Orient. Il faut protéger à tout prix la Tunisie, la première qui s’est précipitée dans les bras des Quinze et donc devenue l’enfant gâté de l’Europe. Qu’attend-on pour cesser ce laxisme ? Le point de non-retour ?·

Propos recueillis par

BAUDOUIN LOOS

© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2001

 

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