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Ramzi Ben Belgacem : Appel au secours

Ramzi Ben Belgacem : Appel au secours Je soussigné : Ramzi Ayadi Belgacem, détenteur de la carte d’identité nationale n°05446633, émise le 21 novembre 2000, demeurant 27 rue Banou Omayya, Gammarth Village, La Marsa, vous adresse cet appel afin que vous soyez informé de ce que j’endure, moi et ma famille. J’ai été arrêté le 22 octobre 2006 par des agents de la Sûreté de l’Etat, accusé d’adhésion à une organisation terroriste et condamné à deux ans d’emprisonnement et cinq ans de contrôle administ

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9 فبراير 2010
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الحوار نت
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Ramzi Ben Belgacem : Appel au secours     Je soussigné : Ramzi Ayadi Belgacem, détenteur de la carte d’identité nationale n°05446633, émise le 21 novembre 2000, demeurant 27 rue Banou Omayya, Gammarth Village, La Marsa, vous adresse cet appel afin que vous soyez informé de ce que j’endure, moi et ma famille. J’ai été arrêté le 22 octobre 2006 par des agents de la Sûreté de l’Etat, accusé d’adhésion à une organisation terroriste et condamné à deux ans d’emprisonnement et cinq ans de contrôle administratif 

J’ai été libéré en fin de peine le 28 octobre 2008. Depuis lors, j’émarge quotidiennement au poste de police de Gammarth village 

Le 8 février 2009, j’ai repris l’emploi que j’occupais avant mon incarcération mais j’ai été harcelé à mon travail par des agents de la Sûreté de Carthage. J’ai dû quitter mon travail et j’ai trouvé un emploi dans une autre société dans la région d’Aïn Zaghouan, la société CASABO, spécialisée dans la fabrication de meubles 

Je signe tous les jours au poste de police de Gammarth et jeudi 4 février 2010, j’ai subi les provocations d’un agent qu’on appelle Lotfi. Il m’a adressé des propos grossiers et m’a frappé. J’ai quitté le poste et je me suis rendu à mon travail à neuf heures un quart le matin. A une heure et demie de l’après midi, cet agent est venu en compagnie d’un autre. Ils m’ont fait sortir de force, m’ont violenté et m’ont menotté les mains dans le dos. Puis ils ont été voir l’administration de la société, ont menacé son propriétaire et ont fait pression pour qu’il me licencie 

Puis, ils m’ont conduit au poste de la Sûreté de La Marsa. Là, ils m’ont jeté à terre, m’ont donné des coups de pieds, m’ont insulté. Ils disaient que j’étais un terroriste. Je suis resté ainsi pendant cinq heures : ils se relayaient pour me frapper violemment. A six heures du soir, j’ai été libéré après qu’ils m’aient menacé de continuer à m’anéantir moi et ma famille 

Parce que je ne puis plus supporter ces atteintes récurrentes à mon intégrité physique et morale, j’informe l’opinion publique que j’ai commencé une grève de la faim jeudi dernier et que si je n’obtiens pas de réponse à mes revendications, à savoir que soit mis un terme à ces dépassements qui attentent à ma dignité et que je retourne à mon travail, je me résoudrais à me coudre la bouche 

J’adresse cet appel à toutes les composantes de la société civile, organisations de droits de l’homme et partis politiques avec l’espoir qu’ils me soutiennent dans mes revendications légitimes

Signature : Ramzi Ayadi Belgacem

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