Lettre ouverte ... victimes de torture en Tunisie
A.V.T.T Association des victimes de la torture en Tunisie Case postale 533, 1290 VERSOIX, GENEVE SWITZERLAND Lettre ouverte à l’Attention de l’Opinion publique Tunisien et Internationale Nous victimes de torture en Tunisie, nous vous demandons à dénoncer avec rigueur le régime Tunisien. Nous vous demandons par contre à ordonner en Tunisie même la constitution d’une commission d’enquête internationale pour juger Ben Ali et ses complices Pour crimes contre l’humanité La Tunisie continue de souffri
- 28 أكتوبر 2010
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- الحوار نت
A.V.T.T
Association des victimes de la torture en Tunisie
Case postale 533, 1290 VERSOIX, GENEVE SWITZERLAND
Lettre ouverte à l’Attention de l’Opinion publique Tunisien et Internationale
Nous victimes de torture en Tunisie, nous vous demandons à dénoncer avec rigueur le régime Tunisien.
Nous vous demandons par contre à ordonner en Tunisie même la constitution d’une commission d’enquête internationale pour juger Ben Ali et ses complices Pour crimes contre l’humanité
La Tunisie continue de souffrir sous le joug d’une dictature policière qui surpasse en cruauté et en grotesque toutes les républiques bananières du monde. Les rapports alarmants sur cette situation en Tunisie, publiés par les organismes non gouvernementaux, voire même ceux émis par certains Etats comme la France (Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme) ou les Etats-Unis (Human Right Country Reports), n’ont pas réussi à sensibiliser l’opinion mondiale et la mobiliser sur cette tragédie.
Les grèves de la faims entamer ces dernières semaines par certains ex-prisonniers politiques comme Mr. Abdellatif BOUJILA après que les autorités Tunisiennes lui ont refusé son droit a l’obtention de son passeport afin qu’il puisse se faire soigner a l’étranger sans oublier aussi d’autres grévistes comme le journaliste Fahem BOUKADOUS demandant a exercer son travail entant que journaliste en toute liberté et d’autres syndicalistes et militants des droits de l’homme qui subissent des harcèlements policières sans fin. Nous vous demandons a tous de ce mobiliser pour dénoncer ce silence complice de certains pays occidentaux qui n’ont jamais cesser de soutenir ce régime connu pour ces crimes de sang, disparitions, tortures, racket, vol des propriétés privées ou des biens de l’Etat, trafic de drogue, trafics d’influence, violations de domicile, viols, telles sont les méthodes de « gouvernement » de la maffia tunisienne qui a fait main basse sur tous les organes de l’Etat, de l’Administration et de l’économie sous la haute protection de Ben Ali.
La responsabilité personnelle de Ben Ali dans ces crimes d’Etat éclate au grand jour quand il vole au secours des exécutants de ses ordres et les protège en les plaçant à de hautes fonctions de l’Etat. Ainsi, le tortionnaire Abdallah Kallel, son ancien ministre de l’Intérieur, réussit en février 2001 à prendre la fuite de Genève grâce aux services diplomatiques tunisiens de Berne au moment où le Parquet de Genève, lance contre lui des poursuites pour crimes de torture. Le jour de son arrivée à Tunis, Ben Ali le nomme Conseiller du Président avec rang de ministre. Pour camoufler cette protection, l’on décide d’antidater cette nomination au 23
janvier 2001, avant les poursuites. Plus tard, Ben Ali le nomme en septembre 2002 à la fois Trésorier du parti présidentiel le RCD et membre de son Bureau politique, et actuellement Président du Senat.
Rappelons aussi la protection accordée par le Général Ben Ali à un autre Ministre de l’Intérieur, le Général Habib Ammar, dénoncé par TRIAL et l’OMCT en août 2001 pour avoir été nommé Président du Comité préparatoire des Jeux Méditerranéens.
Ces exemples, pris parmi bien d’autres, ne laissent aucun doute sur l’implication personnelle de Ben Ali dans les crimes de torture.
Il est temps de mettre fin à cette situation intolérable et dramatique pour le peuple tunisien.
Est ce qu’il faut attendre que ces grévistes de la faim (Abdellatif BOUHJILA, Fahem BOUKADOUS et d’autres….) meurt l’un après l’autres pour bouger, Il faut à tout prix éviter à la Tunisie le risque d’une instabilité politique, comme cela se produit sous nos yeux dans d’autres pays, situation qui pourrait avoir des conséquences imprévisibles non seulement pour les citoyens tunisiens, mais aussi pour la stabilité politique d’une région située aux portes de l’Europe.
Nous demandons que Ben Ali et ses complices soient jugés pour crimes contre l’humanité (selon l’Art. 7 des Statuts de la Cour Pénale Internationale), et que les Etats notamment ceux de l’Union Européenne facilitent les procédures d’inculpation du dictateur tunisien et de ses complices conformément à l’esprit et à la lettre des conventions internationales en la matière comme ca été le cas de l’ancien vice consul Khaled Ben SAID condamné a 12 ans de prison ferme par la justice libre Française pour crime de torture dont le rôle de notre association AVTT dans cette affaire était primordiale après avoir transmis les informations collectées de la Tunisie sur ce tortionnaire a sa victime Mme. Zoulikha et a l’encourager à le poursuivre devant la justice Française.
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de nos sentiments les plus respectueux,
Genève, le 26 Octobre 2010
Nait-Liman ABDENNACER
Président de l’AVTT