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Les Tunisiens ont commencé à voter... sans illusion

Le président a menacé hier soir de poursuites, «toute personne qui émettra des accusations ou des doutes concernant l'intégrité de l'opération électorale, sans fournir de preuves concrètes». C'est sur ce message que se sont ouvertes les élections présidentielles

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25 أكتوبر 2009
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الحوار نت
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Le président a menacé hier soir de poursuites, «toute personne qui émettra des accusations ou des doutes concernant l'intégrité de l'opération électorale, sans fournir de preuves concrètes».

C'est sur ce message que se sont ouvertes les élections présidentielles tunisiennes dimanche matin. Les Tunisiens ont commencé à se rendre aux urnes pour élire leur président et leurs députés, un scrutin qui permettra sans surprise la reconduction du président Zine El Abidine Ben Ali pour un 5e mandat de cinq ans.

Le scrutin qui s'est ouvert dimanche matin à 8 heures sera clos à 18 heures.


Des résultats partiels devraient être connus durant la nuit mais les scores officiels ne seront proclamés que lundi.

Appuyé par des organisations de masse et trois partis d'opposition, M. Ben Ali, 73 ans, est assuré de sa réélection pour un nouveau mandat de cinq ans, le 5e depuis son arrivée au pouvoir il y a 22 ans.

Il a face à lui trois concurrents: Mohamed Bouchiha, du Parti de l'unité populaire, Ahmed Inoubli, de l'Union démocratique unioniste, et Ahmed Brahim, au nom d'Ettajdid (ex-communiste).

Outre la victoire attendue de M. Ben Ali, 73 ans, le scrutin devrait conforter la majorité de son parti, le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) au Parlement. 

Les opposants évincés

A défaut de chiffres officiels, les électeurs, estimés à plus de cinq millions pour dix millions d'habitants, doivent pourvoir 214 sièges de la Chambre des députés. Les électeurs ont donc le choix entre 1078 candidats dont 996 appartiennent à huit partis d'opposition. Le RCD fort de 2,7 millions d'adhérents devrait conserver sans difficulté la majorité.

Le parti du président Ben Ali est le seul à proposer des listes dans les 26 circonscriptions du pays. Le Forum démocratique pour le Travail et les libertés y participe pour la première fois, tandis que son chef Mustapha Ben Jaafar était écarté de la présidentielle.

Dénonçant un scrutin «mascarade» et «sans minimum de liberté», le Parti Démocratique Progressiste (PDP) boycotte pour protester contre l'invalidation «abusive» de ses listes. Son fondateur Ahmed Nejib Chebbi s'était retrouvé hors course à la présidentielle.

La présidentielle est la 3e consultation pluraliste depuis l'indépendance de la Tunisie, en 1956. En 2004, Ben Ali avait été reconduit avec 94,48% des voix et son parti avait raflé 80% des sièges à la Chambre des députés.

M. Ben Ali avait succédé en 1987 au premier président de la Tunisie indépendante, Habib Bourguiba, qu'il avait destitué pour «sénilité».
 

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