نصوص
Hommage à Bouazizi : Kamel Mahdhaoui
Hommage à Mohamed Bouazizi décédé le 4 janvier 2011 Sayyidouna Ibrahim, alyhi essalam, était tellement croyant qu’il était capable d’obéir à n’importe quel ordre venant de Dieu. Il faisait ce qu’il pouvait faire, au delà du possible, pour être fidèle à son Dieu. Un jour Ibrahim, alyhi essalam, a voulu sacrifier son fils pour satisfaire la volonté de Dieu. Mais arrivé sur le lieu du sacrifice, Dieu a donné un contre ordre. Il a demandé à Ibrahim, alyhi essalam, de scarifier un mouton à la place d
- 5 يناير 2011
- مصدر الوثيقة:
- الحوار نت
0
Hommage à Mohamed Bouazizi décédé le 4 janvier 2011 Sayyidouna Ibrahim, alyhi essalam, était tellement croyant qu’il était capable d’obéir à n’importe quel ordre venant de Dieu. Il faisait ce qu’il pouvait faire, au delà du possible, pour être fidèle à son Dieu. Un jour Ibrahim, alyhi essalam, a voulu sacrifier son fils pour satisfaire la volonté de Dieu. Mais arrivé sur le lieu du sacrifice, Dieu a donné un contre ordre. Il a demandé à Ibrahim, alyhi essalam, de scarifier un mouton à la place de son fils. Cet épisode que tout le monde connait, peut indiquer, peut être, deux enseignements intéressants : Le premier est que Dieu a fait comprendre à Ibrahim, alyhi essalam, qu’il n’est point utile d’aller jusqu’à tuer son fils pour être bon, croyant ou fidèle. Le deuxième sens est que la Raison ne doit jamais quitter le croyant surtout quand l’acte est grave même s’il croit servir Dieu. L’Aïd venant, chaque année, le plus important, peut être, est de penser, fermement, à ne jamais sacrifier la jeunesse pour se croire fidèle à sa charge, à Dieu ou se croire dans le droit sur les plus faibles ! Le miracle d’Ibrahim est juste un symbole pour nous tirer de la fatalité collective et de la bêtise individuelle ! A chaque Aïd on se rappellera qu’Il est indispensable d’œuvrer, encore et encore, pour une organisation sociale adéquate et un comportement individuel qui ne pousse pas les jeunes au désespoir et au sacrifice. Sans idolâtrie, on peut sacrifier alors un mouton, c’est un symbole sans conséquence si les moyens le permettent, pour célébrer dans une bonne joie la Raison collective et individuelle dans une paix civile et une justice sociale. Comment donc laisse-t-on notre enfant, Mohamed Bouazizi, s’immoler dans la rue et quelle Raison avons-nous employée pour éviter ce martyre. ? Maintenant qu’il est martyr de la corruption, de l’indifférence et de l’arbitraire, qu’il repose en paix. Paix à son âme. Il restera vivant d’une certaine manière, Il n’arrêtera pas de revenir, comme l’Aïd, pour nous rappeler que nous devons quelque chose aux vivants , à la collectivité et à la jeunesse Tunisienne qui souffre et qui doit prendre son destin en main. Kamel Mahdhaoui 5 janvier 2011.