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Ensemble pour un RETOUR DIGNE:Salim BEN HAMIDANE

Par Salim BEN HAMIDANE La délivrance de son passeport à un citoyen tunisien, exilé, est devenue, dans notre deuxième République, un exploit miraculeux qui devrait être félicité. Les décideurs et autres protagonistes de la conquête, qui y ont ardemment aidé, mériteraient éloges et compliments ! Ce document administratif s’est donc métamorphosé en certificat officiel de loyauté et de bonne citoyenneté, synonymes d’allégeance insoupçonnable. Malheureusement, rares sont les élus. Parmi les centaines

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6 يناير 2010
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الحوار نت
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Par Salim BEN HAMIDANE

La délivrance de son passeport à un citoyen tunisien, exilé, est devenue, dans notre deuxième République, un exploit miraculeux qui devrait être félicité. Les décideurs et autres protagonistes de la conquête, qui y ont ardemment aidé, mériteraient éloges et compliments !

Ce document administratif s’est donc métamorphosé en certificat officiel de loyauté et de bonne citoyenneté, synonymes d’allégeance insoupçonnable.

Malheureusement, rares sont les élus. Parmi les centaines de nos concitoyens, exilés et éparpillés sur les cinq continents, seule une poignée de chanceux a pu accéder à ce que l’on pourrait qualifier comme un véritable privilège national.

Ceux qui ont pris l’initiative de franchir le seuil de nos chancelleries et réclamer leur droit, élémentaire et constitutionnel, à la libre circulation, n’ont pas de quoi se réjouir.

Au terme de longues années d’attente et de tracasseries administratives,  jalonnées par des humiliations ignominieuses et récurrentes, le pauvre requérant, maudit et malmené, sera enfin incité à manifester sa pleine gratitude envers ses bienveillants maîtres.

Une réalité amère qui nous a pas laissé insensibles ; nous les instigateurs de l’initiative « droit au retour ».

Notre objectif ultime était de conquérir ce droit dans la dignité et la transparence absolue.

Ce fût le moteur propulsif de notre action et la motivation qui sous-tendait toute la démarche.

Afin d’y aboutir, nous avons adopté une approche réaliste, consensuelle et conciliante.

Le fameux « congrès de Genève », constitutif de notre jeune OIET, en était l’aboutissement.

A vrai dire, ce congrès était un rassemblement qui avait pour vocation d’unir les énergies et synchroniser les actions. Mieux encore, il a ouvert les perspectives à tous ceux qui ont émis des réserves sur la question ou refuser de s’y rallier.

Il importe ici de noter que les exilés tunisiens, toutes tendances confondues et indépendamment de leurs enthousiasmes ou engagements, ont été tous conviés pour participer aux débats, et ce bien avant la genèse d’une quelconque conception organisationnelle.

L’adhésion était au départ minoritaire et hésitante, à l’instar de tout projet militantiste.

Faut-il avouer que le désespoir dégénéré par l’infléchissement du mouvement 18 octobre n’était pas sans laisser de profondes séquelles sur l’opposition tunisienne, notamment sa frange exilée.

La suspicion et la méfiance envers les initiatives sont presque devenues l’attitude habituelle chez les militants. Et pour cause, les échecs et les déceptions. 

Mais la noblesse de la démarche et la crédibilité de ses acteurs ont dissipé les inquiétudes, stimulé l’enthousiasme et ressuscité l’espoir. Les choses finissent promptement par s’arranger et les exilés, réunis à Genève, ont profondément cru à l’unité et à la solidarité, conditions sine qua non pour relever le défi et réaliser le projet commun de RETOUR tout en préservant leur DIGNITE. 

En effet, un RETOUR DIGNE à notre pays ne pourrait l’être qu’avec des moyens nobles et selon une démarche sereine, exempte de coups-bas et affranchie de tout esprit marchand.

C’est cette démarche, respectueuse de soi-même, qui nous permettra de résister aux manigances de nos services consulaires.

Le traitement discriminatoire et affligeant dont nombreux exilés furent victimes, lors du dépôt de leurs demandes de passeports, ne peut qu’être vigoureusement dénoncé.  

L’Organisation Internationale des Exilés Tunisiens a le mérite de s’attribuer, dès sa genèse, en Coordination, la mission, ô combien patriotique, de combattre tout chantage ou humiliation.

C’est sa raison d’être voire l’identité qui fait honneur à tous ses adhérents.

N’oublions jamais que les exilés tunisiens sont, du moins de part leur historique, des opposants politiques, défendant des droits et réclamant des libertés. Ils ont donné de leur jeunesse et de leur bonheur pour servir l’intérêt commun.

Dès lors, avant qu’ils ne soient de simples citoyens, dociles et anéantis, par la rude épreuve de l’exil, se sont surtout des militants, décidés à vivre dans la dignité et refusant l’oppression et la compromission.

C’est cette voix, à la fois conciliante et tenace, que l’OIET promeut sans aucune illusion sur la complexité de la mission.

J’aimerais enfin conclure sur un ton constructif en réitérant l’appel, de l’OIET, aux autorités tunisiennes pour entreprendre une initiative audacieuse mettant fin à l’épreuve de l’exil et rompant avec la haine des éradicateurs et la bassesse des spéculateurs.

Attendant que la sagesse l’emporte, nos chers compatriotes tunisiens exilés, sont appelés, aujourd'hui plus que jamais, à se rassembler, avec confiance et détermination, autour de notre projet de RETOUR DIGNE et à œuvrer par des moyens nobles, à la hauteur de la grandeur de leur cause et de leurs sacrifices.

L’espoir est grand, le RETOUR, inch’ALLAH, certain, et la Tunisie s’impatiente à nous embrasser.

 

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