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De Pigalle à Carthage, des flics et des félons : Slim BAGGA

De Pigalle à Carthage, des flics et des félons par Slim BAGGA Qui eût pu prédire un jour que c'est à Pigalle, ce haut lieu parisien "de la luxure et de la fornication", comme dirait le poète éternel, que se concoctent les coups bas, les attaques et les tentatives de destabilisation du mouvement islamiste Ennahdha, et tout particulièrement de sa direction légitime en exil en Europe? Pigalle, dans le 18ème arrondissement, sa vie nocturne animée, ses sex shops, et ses hotels de "passe". Eh bien, c'

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21 سبتمبر 2010
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الحوار نت
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De Pigalle à Carthage, des flics et des félons 

par Slim BAGGA

 

Qui eût pu prédire un jour que c'est à Pigalle, ce haut lieu parisien "de la luxure et de la fornication", comme dirait le poète éternel, que se concoctent les coups bas, les attaques et  les tentatives de destabilisation du mouvement islamiste Ennahdha, et tout particulièrement de sa direction légitime en exil en Europe?

Pigalle, dans le 18ème arrondissement, sa vie nocturne animée, ses sex shops, et ses hotels de "passe".

Eh bien, c'est dans l'un de ses hôtels que fut rédigée le fameux appel de Lazhar Abaab, appelant officiellement à une réconciliation, mais dont le véritable moteur est de semer une zizanie au sein du mouvement dont une large frange des membres est usée par près de 20 ans d'exil.


Abdessalem Lassoued, le nègre de Pigalle

ou le scribe de l'ombre


Officiellement, Abdessalem Lassoued n'a aucun lien de parenté avec le fameux Habib Lassoued, présumé cerveau du complot sécuritaire de 1991 en Tunisie. Il y est néanmoins impliqué puisque le régime lui attribuait à l'époque une détention d'armes.

Réfugié en France, il parvint au bout de plusieurs années à obtenir l'asile politique. Et il travaille aujourd'hui en tant que veilleur de nuit dans l'un de ses hôtels de Pigalle.

Lorsque Lazhar Abaab commença à recruter des islamistes d'Ennahdha, après avoir passé un accord avec le pouvoir qui avaient débuté par l'intermédiaire de l'agent  Sahbi Amri et son comparse Hamadi Ferjaoui, c'est bel et bien Abdessalem Lassoued qui rédigea l'appel à "la réconciliation" qui n'est autre qu'une démission-remission.

Marié à la fille d'un autre Nahdhaoui réfugié, Mohamed Lamari, voilà Abdessalem Lassoued animant un groupe qui prend forme, à la disposition duquel l'on mit de gros moyens d'Etat et patronné depuis l'ambassade par l'ex-gérant de la librairie OKBA, du quartier de Belleville, Lazhar Abaab.

Le but de cette opération est d'isoler les tenants de l'aile la plus irréductible d'Ennahdha et de permettre au régime policier de la présenter comme une mouvance désertée, abandonnée par sa base et même par une large frange de ses cadres.

Ainsi, jusqu'à ce jour, chaque nahdhaoui qui se présente à un consulat tunisien pour demander le recouvrement de son passeport se voit avant toute chose signifier de signer préalablement l'appel de Lazhar Abaab, ensuite signer sa démission d'Ennahdha, faire une déclaration contre Rached Ghannouchi etc. etc. Tout est bon à prendre.

 

Un hôtel où tous les pièges sont permis

 

Peu à peu, cet hôtel va vite devenir le lieu du complot où les agents du consulat tunisien, mais aussi de nouveaux candidats à la repentance affluent, dont l'instigateur malgré lui de l'imposture "Aid Retornado", Abdelwaheb Hani. Côté consulat, de nombreux interlocuteurs tirent les ficelles et dictent la conduite à adopter qui leur est treansmise par leur hiérarchie à Carthage ou au ministère de l'Intérieur. Parmi ces flics qui s'agitent, un certain Lotfi Korbi qui exerce un zèle particulier à répartir les tâches.

Nos informateurs, qui ont su à temps renoncer à poursuivre dans cette entreprise et qui ont découvert l'imposture de ce groupe de félons n'en reviennent toujours pas. Sous le sceau de l'anonymat, ils déclarent que "Abdessalem Lassoued a piégé plus d'un en filmant leurs passages grâce aux caméras de l'hotel. Ces films sont ensuite remis à l'agent Korbi et deux ou trois autres pour faire du chantage aux exilés".

Certains prétendent que Abdelwaheb Hani est lui-même tombé dans le piège, puisqu'il a été enregistré lors d'une discussion évoquant l'affaire Habib Lassoued qu'il connait très bien.

Mais dans ce cas précis, l'explication de son virage à 180 degrés ne tient pas qu'à ce piège.

Elle tiendrait surtout à son ambition qu'il n'a jamais cachée, ambition politique cela s'entend. Ainsi, il dit ouvertement que s'il n'a pas sollicité la nationalité française, c'est pour ménager son avenir politique en Tunisie.

Elle tiendrait à des promesses non encore tenues distillées par le pouvoir à ses proches à Tunis et à lui-même à Paris par le biais du canal consulaire. Pourtant, Carthage n'a jamais, pas une seule fois, prouvé son intention de régler l'affaire des exilés de manière autre que l'humiliation et la rémission.

Elle tiendrait enfin à un chantage exercé par le régime et ayant trait justement à la vie nocturne de Abdelhaheb Hani.

Mais cela est une autre histoire, et dont nous reparlerons le jour où on voudra nous convaincre que La Mecque et Mykonos sont une seule et même destination.

Moralité: l'affaire du retour de certains exilés est une énorme supercherie du pouvoir dont l'intention est de régler ses comptes avec Rached Ghannouchi et recruter, souvent malgé eux, de nouveaux collabos, fussent-ils islamistes et ex-exilés, avec la complicité d'une poignée de charognarsds qui ont vendu leur âme et ...bien plus encore.

 

نقلا عن الفايس بوك

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