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C.R.L.D.H. Tunisie اللجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org Message d’alerte Une nouvelle agression grave a été perpétrée samedi 28 novembre 2009 à Bizerte (Nord de la Tunisie) par la police politique tunisienne à l’encontre d’un groupe de militants ass
- 29 نوفمبر 2009
- مصدر الوثيقة:
- الحوار نت
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Une nouvelle agression grave a été perpétrée samedi 28 novembre 2009 à Bizerte (Nord de la Tunisie) par la police politique tunisienne à l’encontre d’un groupe de militants associatifs et de défenseurs des droits humains, pour la plupart membres de la LTDH et se réclamant de plusieurs composantes associatives autonomes.
Ce groupe était composé notamment de Lotfi Hajji, ancien président du premier syndicat des journalistes, Ahmed Galaï, membre du comité directeur de la LTDH, Tarek Souissi, militant associatif de la LTDH et du Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT ) et cinq autres militants et militantes actifs et connus à Bizerte. Les membres de ce groupe avaient décidé de rendre visite, à l’occasion de l’Aïd, à M. Ali Ben Salem, membre fondateur de la section de Bizerte de la LTDH, membre du CNLT et de l’ALTT (association de lutte contre la torture en Tunisie) et président de l’amicale des anciens résistants. Cette figure emblématique du mouvement démocratique tunisien est considéré, à juste titre, comme le doyen des dissidents tunisiens. Son domicile – qui héberge au niveau de son premier étage la section de la LTDH à Bizerte – fait l’objet depuis deux ans d’un véritable état de siège policier, les agents de la police politique en interdisant l’accès à toute personne étrangère à la famille de M. Ali Ben Salem.
Ce samedi 28 novembre, le groupe qui avait l’intention de lui rendre visite en a été empêché par une douzaine d’agents de la police politique très agressifs qui leur en ont interdit l’accès. Très vite les policiers sont passés des menaces aux voies de fait, molestant les membres du groupe et se déchainant contre les voitures de Lotfi Hajji et de Tarek Souissi.
Bilan de cette expédition punitive : outres les injures et les humiliations, trois membres du groupe violemment agressés et souffrant de multiples contusions (Lotfi Hajji, Ahmed Galaï et Tarek Souissi) et deux voitures sérieusement endommagées.
Alors que Taoufik Ben Brik a fait l’objet d’une véritable provocation et qu’il a été condamné le 26 novembre, de façon scandaleuse, à six mois de prison ferme dont trois mois pour violence d’une prétendue victime qui ne s’est même pas présentée à l’audience et deux mois pour atteinte au bien d’autrui (la voiture de cette dame dont le véhicule n’a fait l’objet d’aucun constat contradictoire) ; les policiers tabassent, une fois de plus en toute impunité, des citoyens et s’en prennent à leurs véhicules.
Deux ultimes rappels :
- Les proches et les avocats de Taoufik Ben Brik sont toujours sans nouvelles de lui et deux avocats se sont vus signifier qu’il aurait été transféré de la prison de la Mornaghia vers une destination inconnue, ce qui suscite l’inquiétude et l’angoisse légitimes de sa famille et de tous ses amis.
- Ali Ben Salem avait été agressé il y a deux ans par des agents de la police politique malgré son âge – près de 75 ans – et son état de santé. A la suite de cette agression une plainte a été déposée auprès du Comité contre la torture des Nations Unies et cette procédure a abouti à une mise en demeure du gouvernement tunisien qui a été sommé de faire état des résultats de l’enquête concernant cette agression.
Le CRLDHT dénonce avec vigueur l’attitude provocatrice et délibérément violente des agents de la police politique tunisienne chargés de l’exécution le 28 novembre 2009 de l’expédition punitive contre un groupe de démocrates de Bizerte. Dans le climat de crispation exacerbée et de durcissement de l’Etat-policier en Tunisie, cette nouvelle manifestation de l’intolérance et de l’arbitraire de la police tunisienne appelle un renforcement de la solidarité nationale et internationale contre les agissements répressifs de l’Etat-RCD
Paris, le 28 novembre 2009
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Nous venons d’apprendre, par la famille du journaliste tunisien emprisonné Taoufik Ben BRIK que ce dernier a été transféré à la prison civile de Siliana à plus de 200 km de sa famille.
Ce transfert illustre l’acharnement des autorités tunisiennes à l’encontre de Taoufik Ben Brik et ajoute à la détresse de la famille, due à l’absence de nouvelles depuis plus de 11 jours, ce qui constitue de fait une torture morale à son encontre.
L’état de santé de Taoufik Ben Brik, atteint d’une maladie rare, risque de se détériorer, vu les conditions de détention déplorables dans la prison civile de Siliana. Ceci constitue une source de préoccupation supplémentaire et exige un suivi médical adapté dans des structures médicales spécialisées.
Ce transfert est illégal : la loi sur les prisons stipule explicitement que chaque condamné doit être incarcéré dans la prison la plus proche de son domicile; par ailleurs le délai légal pour faire appel du jugement en première instance, n’ayant toujours pas expiré et Taoufik Ben Brik n’ayant toujours pas pu s’entretenir avec ses avocats depuis l’annonce du verdict le condamnant à 6 mois de prison ferme.
Ce genre de décision de transfert, dont sont victimes les détenus politiques et leurs familles s’apparente en réalité à une punition collective qui au-delà de l’arbitraire judiciaire qui touche leurs proches, les plonge dans un climat d’incertitude et d’angoisse, dont les conséquences, notamment sur les enfants, peuvent être graves à tout égard.
Le CRLDHT dénonce fermement cette décision de transfert qui vise Taoufik ben BRIK, sa famille et de ses avocats et appelle à intensifier la mobilisation pour sa libération.
Paris, le 29 novembre 2009