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Bassin minier 2008-2010 Le dossier n?est pas clos

C.R.L.D.H. Tunisie اللجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 crldht@gmail.com / www.crldht.org FLASH –INFO Bassin minier 2008-2010 Le dossier n’est pas clos ● Moudhafer Labidi, ancien détenu de l’affaire de Redeyef, arbitrairement empêché de quitter La Tunisie. ● Dans le bassin minier, le

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4 يونيو 2010
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الحوار نت
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  C.R.L.D.H. Tunisie   اللجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس   Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie   membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme   21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 crldht@gmail.com / www.crldht.org
  FLASH –INFO    Bassin minier   2008-2010   Le dossier n’est pas clos   ● Moudhafer  Labidi, ancien détenu de l’affaire de Redeyef,  arbitrairement empêché de quitter La Tunisie. ● Dans le bassin minier, le harcèlement et les tracasseries se poursuivent. ● Confirmation en appel des condamnations à la suite du mouvement social  de protestation de La Skhira. ●  La délégation Syndicale (CGT- CFDT- SGEN-CFDT - FSU et Solidaires) à Gafsa-Redeyef : une solidarité toujours d’actualité   Nous venons d’apprendre que les autorités tunisiennes ont interdit ce matin, 4 juin 2010, au jeune  Moudhafar Labidi , ancien détenu du mouvement de protestation sociale de Redeyef et fils de Bechir Labidi, un des leaders du mouvement, de quitter la Tunisie vers la France où il devait participer, en compagnie de sa mère Mme Leila Khaled Labidi (1) , une des figures de proue du mouvement de solidarité, à une série de réunions publiques en solidarité avec les populations du bassin minier de Gafsa à Marseille, Aix, Nantes et Paris (Meeting du Collectif  Maghreb Solidartié qui aura lieu le10 juin 2010 à 18h à la Bourse de Travail de Paris). Moudhaffer Labidi n’a pas pu embarquer sue le vol de Tunis – Marseille de ce matin. De son coté, et en solidarité avec son fils, Mme Leila Khaled Labidi a refusé de partir seule pour Marseille. Rappelons que Moudhaffer Labidi, avait  été condamné à 6 ans de prison lors du procès qui a suivi la répression du mouvement de protestation sociale du bassin minier de Gafsa. Il  lui a été interdit de reprendre ses études à l’université après sa libération conditionnelle. Le cas de Moudhaffer et celui  de centaines de jeunes en butte au déni de leurs droits illustrent à quel point la campagne gouvernementale d’instrumentalisation du thème de la promotion de la jeunesse est sujette à caution. Cette nouvelle mesure  arbitraire confirme bien, en tous cas, que le dossier  de la répression dans le bassin minier n’est pas clos, les syndicalistes et les militants condamnés n’ayant toujours pas recouvré leurs droits et notamment leur réintégration professionnelle. Dans le même temps la confirmation en appel de la peine de 4 ans de prison ferme à l'encontre du Jeune Hassen Ben Abdallah et l’état de santé du journaliste Fahem Boukaddous, continuent à inspirer des inquiétudes en attendant la prochaine comparution devant justice de ce dernier qui a été condamné en première instance à quatre ans de prison. Les condamnations par contumace, dont celle de l’ex président de la FTCR Mouhieddine Cherbib (deux ans), sont toujours au point mort. Dans un bulletin d’alerte, le comité national de soutien aux populations du bassin minier a, par ailleurs, annoncé le 3 juin  l’interpellation de Mohamed Kleifi, propriétaire d’un café à Redeyef sous l’accusation « d’atteinte au prestige de l’Etat et de ses symboles » via l’internet. Confirmation en appel des condamnations à la suite du mouvement social  de protestation de La Skhira. Enfin, les jeunes inculpés à la suite du mouvement de protestation social du terminal pétrolier de La Skhira  (sud est) au mois de Mars 2010, ont vu leurs peines à quatre mois de prison ferme confirmées en appel. Ils ont été libérés au terme de leur peine mais ils continuent à être en butte à des mesures de limitation de leurs droits civils et professionnels. Le CRLDHT dénonce  cet arbitraire policier qui frappe au quotidien les militants, les syndicalistes et les populations du bassin minier et il en appelle au renforcement de la campagne de solidarité nationale et internationale à leur égard. Le CRLDHT  exige la libération de tous les prisonniers,  l'arrêt des poursuites contre Fahem Boukaddous, Maher Fajraoui et Mouhieddine Cherbib, condamnés par contumace et la réintégration des anciens détenus à leurs postes de travail. Le CRLDHT salue la mémoire d’Abdel Khalek Amaidi, Hichem Ben Jeddou etHafnaoui Maghzaoui, tués pendant le Mouvement du Bassin minier. Le CRLDHT salue la délégation syndicale (CGT- CFDT- SGEN-CFDT-FSU et Solidaires) qui s’est rendue dernièrement à Redeyef (17 - 19 Mai 2010) à la rencontre de la population de la région et des familles des morts et des détenus, manifestant ainsi leur solidarité sans faille avec les victimes de la répression. (Ci-joint le communiqué de la délégation)   Paris le 4 Juin 2010.  (1)   Madame Leila  Khaled LABIDI, témoigne dans le film " Redyef le combat de la dignité" . DVD diffusé par le CRLDHT sera projeté le 10 Juin 2010.       CGT- CFDT- SGEN CFDT - FSU - Solidaires  

 

Gafsa-Redeyef : une solidarité toujours d’actualité   Trois ans après le début du mouvement social pacifique de Redeyef près de Gafsa en Tunisie, rien n’est réglé. A la répression violente entraînant trois décès se sont ajoutés un déchaînement judiciaire et les condamnations de plusieurs dizaines de personnes à des peines allant jusqu’à plusieurs années de prison, transformant l’action militante en délit. Comme lors des différentes étapes de la procédure judiciaire, une délégation intersyndicale française (1) s’est rendue en Tunisie du 17 au 20 mai. Elle a rencontré à Redeyef les familles des tués ainsi que les condamnés ayant bénéficié d’une libération conditionnelle en novembre 2009. Les syndicalistes français ont été reçus à Redeyef par l’Union locale de l’UGTT. Ils ont rencontré les syndicats de l’enseignement, les avocats et des organisations de la société civile. Après plus de 18 mois de prison où les condamnés ont subi mauvais traitements et tortures, cette libération est insuffisante. Elle ne lève pas les condamnations, y compris par contumace, et les anciens détenus peuvent retourner en prison à tout moment. Deux d’entre eux sont actuellement incarcérés. Un nouveau procès est prévu le 22 juin. Le régime poursuit son acharnement. Aucun des ex-prisonniers n‘a retrouvé un emploi. Ils font l’objet ainsi que leurs familles d’une surveillance constante et de harcèlements quotidiens. Le mouvement social de Redeyef est né d’un refus de la pauvreté, du chômage et de la corruption dans cette région d’exploitation de phosphate où le taux de chômage des jeunes dépasse les 60% (beaucoup sont diplômés de l’enseignement supérieur). Il est de la mission du mouvement syndical international de défendre le respect des droits sociaux fondamentaux, dont celui d’un emploi décent. C’est pourquoi le collectif des syndicats français, soutient le combat de l’UGTT et de la société civile pour une amnistie générale qui permettra aux condamnés la réintégration dans leurs droits et leur emploi. Elle soutient également les propositions visant à un développement de la région permettant de fournir des emplois décents et pérennes. Tunis, le 20 mai 2010


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