نصوص
Aïd Samir Belkhir libre
Le Retornado / Aïd Samir Belkhir libre Le Retornado / Aïd Samir Belkhir a été libéré hier matin, lundi 30 novembre 2009, au terme de 36H d'arrestation, à sa descente d'avion, après avoir passé près de 20 d'éloignement du pays. Dès qu'il a retrouvé sa liberté, Samir a tenu à rassurer sa famille, en Tunisie, en France et en Syrie, ainsi que ses amis, nombreux à s'êetre inquiété pour lui. Il a assuré qu'il n'a pas été maltraité et que le conditions de sa courte arrestation ont été correctes, selon
- 1 ديسمبر 2009
- مصدر الوثيقة:
- الحوار نت
0
Le Retornado / Aïd Samir Belkhir libre
Le Retornado / Aïd Samir Belkhir a été libéré hier matin, lundi 30 novembre 2009, au terme de 36H d'arrestation, à sa descente d'avion, après avoir passé près de 20 d'éloignement du pays. Dès qu'il a retrouvé sa liberté, Samir a tenu à rassurer sa famille, en Tunisie, en France et en Syrie, ainsi que ses amis, nombreux à s'êetre inquiété pour lui. Il a assuré qu'il n'a pas été maltraité et que le conditions de sa courte arrestation ont été correctes, selon l'un de ses amis jooins au téléphone par notre ami le Retornado / Aïd Moncef Boushaki, l'un des initiateurs de l'Appel pour le retour des éxilés tunisiens, en début des nouvaux mandat présidentiel et législature. Samir est rentré promptement au pays, avec son passeport national français, suite au décès de sa maman. Il voulait lui l'accompagner dans ses derniers moments et lui rendre un dernier hommage ici bas, avant de la rejoindre au paradis éternel Inchalah . Diplomé de l'Ecole normale supérieur d'enseignement technique (ENSET) de Tunis, Samir était venu en France, au début des années 1990, pour terminer ses études doctorales, à Paris et au Havre, en Normandie, notamment. Nos premières rencontres remontent aux années glorieuses de l'Université tunisienne, dans les rangs de la glorieuse Union générale tunisienne des étudiants (UGTE). Je me rappelle toujours de ce militant frèle, intégre, bosseur, intelligent, très peu bavard et d'un homme habité d'une grande foi et d'une patience hors norme. De mémoire de militant, jamais Samir n'a laissé s'échapepr une colère, un mot ou un geste désobligent. Jamais, Samir n'a fait de mal à personne. Jamais il n'a versé dans la haine. Samir était toujours serein, d'un clame déroutant dans des moments d'excitation extrême. En France, Samir n'étalait jamais ses souffrances de jeune étudiant étranger, arabe, musulman, sans le sou et noir de surcroit. Ses amis savent qu'il ne laisse jamais appraître ses inquiétudes et ses moments de doute. Toujours le regard serein et le sourire admirable. Que l'épreuve de la famille Bekhir nous donne à réfléchir. Qu'allons nous faire de notre pays. Allons nous rester dans la haine. Nos services consulaires et nos autorités diplomatiques et administratives vont-ils encore retarder l'octroi des passeports pour nos con-citoyens exilés, statutaire ou non? En ces moments de deuil, nos pensées vont à la famille Belkhir, dans la perte de leur chère maman. Que Allah le tout puissant l'accueille par sa grande miséricorde et lui réseve son paradis, en compagnie des Siddiqin et des Chouhadas. Madame Belkhir a été privée de son fils deux décennies durant et Samir a été privé de sa maman, dans des conditions de privation matérielle terriblement dure en France. Qu'il trouve ici l'establishment de notre compassion la plus profonde et nos condoléances les plus sincères. Nous voudrions enfin, saluer tous ceux qui ont oeuvré, dans le silence et l'anonymat, pour lever les maletendus et permettre ce dénoument rapide de l'incident-arrestation de dimanche dernier. Ils se reconnaîtront. Nous saluons aussi la sagesse qui semble enfin gagner les esprits au sujet du retour des Exilés. Nous avions suggéré ce temps d ela sagesse. Nous sommes en train de gagner, malgré les réticences et les incohérences que l'on peut apercevoir ici et là. Le retour des exilés, statutaires ou non, est une chose sérieuse pour que l'on s'y mette sérieusement, loin des calculs des uns, de la diarrhée verbale des autres et de l'intimidation et de l'extorsion de certains, dans les rougaes de l'Etat comme dans certains milieux de l'opposition. Cette terrible épreuve, vécue par Samir et les siens, nous rappelle que nous sommes mortels. Et que de ce fait nous sommes tous des citoyens égaux, devant la vie et devant la mort. Aulnay Sous Bois 1er décembre 2009 Abdel Wahab Hani awhani@yahoo.fr +33 6 17 96 00 37