هل بقي للإنسان من حقوق أو كرامة في تونس؟
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- 10 ديسمبر 2010
- مصدر الوثيقة:
- الحوار نت
هل بقي للإنسان من حقوق أو كرامة في تونس؟
Les Droits de l’Homme ! Les tunisiens en sont toujours privés et subissent encore la TORTURE !!!
Pendant des décennies le régime dictatorial tunisien, pourtant signataire de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, a fait de la torture une idéologie et un moyen de gouvernement, de muselage et d’intimidation de ses opposants politiques, des défenseurs des droits humains, des journalistes, des étudiants, des avocats et des syndicalistes. Cette politique atroce et vulgaire a fait plusieurs victimes et le peuple tunisien en a souffert, en souffre encore énormément et veut en finir avec.
Pour témoignage en voici les derniers cas les plus frappants:
MM. Ali Ben Oun, Ali Hrabi, Sayfeddine Mahjoub et Ali Farhat:
Au tribunal de première instance de Tunis, le 08.11.2010, affaire numéro 19635 contre Messieurs : Ali Hrabi, Ali Farhat, Ali Ben Oun et Sayfeddine Mahjoub tous en état d’arrestation et Messieurs : Mohamed Hechmi Ben Taleb, Aymen Ben Messaoud et Mohamed Hédi Ben Abdallah en fuite.
Chefs d’accusation : Réunion non autorisée, ressuscitation d’une organisation non autorisée (mouvement Ennahdha « Renaissance »), préparation d’un lieu de rencontre et collecte de dons sans autorisation !
À la barre, M. Ali Ben Oun, Ex-prisonnier du mouvement Ennahdha « Renaissance », a spécialement précisé qu’il a été :
1. torturé,
2. déshabillé et suspendu à 4 reprises,
3. violé en lui introduisant une matraque et en l’obligeant à s’asseoir nu sur une bouteille cassée,
4. filmé par des natels et humilié,
5. giflé par son codétenu Sayfeddine Mahjoub, ce dernier a confirmé devant le juge les déclarations de M. Ali Ben Oun et a précisé avoir été obligé par les tortionnaires de le gifler à plusieurs reprises.
M. Ali Larayedh :
Ex-prisonnier politique et ex-porte parole du mouvement Ennahdha « Renaissance »: Le vendredi 05 novembre 2010 il a été empêché de se déplacer librement dans la capitale Tunis. Un groupe de policiers civiles l'ont contraint à rester à domicile!!!!
M. Houcine Ghadhban :
Ex-prisonnier politique du mouvement Ennahdha « Renaissance »: Le samedi 6 novembre 2010 des policiers l'ont empêché de force de fêter son mariage et ont fait pression sur son voisin pour qu'il renvoi les invités qui étaient chez lui!!!
M. Bouhjila Abdellatif:
Le 11 octobre 2010 il a fait une grève de la faim de 55 jours pour exiger la restitution de ses droits civiques dont le passeport. Il en a souffert énormément surtout que son état de santé est très préoccupant vu qu'il souffre de nombreuses maladies (cardiaque, cancer de reins, paralysie partielle ...). Durant sa grève de la faim une quinzaine de policiers surveillaient la maison et empêchaient toute visite. On dirait qu'on veut lui dire "DÉPÊCHES-TOI DE MOURIR"!!!!
M. Rhimi Mohamed:
Le 9 octobre 2010 M. Rhimi a entamée une grève de la faim de plusieurs jours. Il a reçu des promesses de la part des responsables policiers locaux de ne plus le déranger et de le laisser travailler et de ne plus faire pression sur son employeur!!! Espérons qu'ils respecteront leurs promesses. Il est à rappeler qu'ils lui ont déjà donné des promesses avant mais qu'ils n'ont pas respectées.
M. Boukaddous Fahem:
C'est un journaliste, il est en prison pour avoir correctement couvert les évènements du bassin minier. D'après sa femme, son état de santé est très graves (douleurs musculaires partout, maux de tête et d'estomac, fatigue et difficultés respiratoires...)
M. Adam Salah Ben Salem Boukdida :
Le 16.11.2010, à Sousse en Tunisie la police politique a fait une descente policière chez M. Adam Boukdida pour l'arrêter. Celui-ci a tenté de leur échapper et il est tombé du 2ème étage de l'immeuble où il habite. Conséquence:
1. Fracture des deux bras,
2. Fracture du genou,
3. Hémorragie interne,
4. M. Adam Boukdida, marié et père d'une petite fille, se trouve actuellement en coma au service des soins intensifs à l'hôpital Sahloul à Sousse sous surveillance policière approchée. Les services de l'hôpital ont précisé à la famille de la victime que son séjour à l'hôpital dépend de la police politique et non des médecins et de son état de santé!
M. Adam Boukdida était un étudiant universitaire au Caire. Les autorités égyptiennes l'ont expulsé en Tunisie où il était jugé et condamné à plus de 3 ans de prison par la maudite loi dite antiterrorisme. Après sa libération M. Adam Boukdida a été à plusieurs reprise traqué et arrêté par la police et ont effectué plusieurs descentes policières brutales chez lui. M. Boukdida est toujours en coma à l’hôpital Sahloul après avoir subit 2 opérations chirurgicales aux poignets suite aux fractures qu’il a subites.
La famille du prisonnier a déclaré avoir pu corriger les informations citées dans le rapport médical qui disaient que M. Boukdida a été emmené à l’hôpital par les agents de la protection civile alors qu’il l’était par la police politique qui le traquait et qui a provoqué sa chute. Le rapport mentionnait que M. Boukdida est tombé d’une hauteur de 4 mètres alors qu’il a chuté du 2ème étage d’une hauteur de 12 mètres
M. Taoufik Houimdi :
Le 24.11.2010 le prisonnier Taoufik Houimdi a été traduit devant le tribunal de première instance à Sousse. M. Houimdi a été emmené à la salle du tribunal par 2 prisonniers, il ne pouvait pas marcher et ses pieds étaient gonflés. M. Houimdi a créé la surprise en hottant ses vêtements devant le juge pour montrer des traces de torture atroce sur son dos et partout sur son corps. Tout le monde était stupéfiait par ce crime commis sur M. Houimdi et le juge a promis d’envoyer un juge pour voir les conditions de détention de M. Houimdi et écouter ses plaintes. L’après-midi la famille de M. Houimdi a été empêchée de lui rendre visite et le directeur de la prison, le tortionnaire Imed El Ajmi, a argumenté cette privation de visite par le fait que M. Houimdi n’a pas respecté un accord qu’il a passé avec lui pour ne rien dévoiler de ce qu’il a subit en prison !!!
M. Houimdi vient d'entamer une grève de la faim pour double jugement pour les mêmes causes. Il est condamné à 30 ans de prison ferme. Son avocat Maître Samir Ben Amor a été agressé par le directeur de la prison et un officier de l'administration pénitentiaire de la prison de Messaadine quand il lui a rendu visite dans le cadre de son travail.
M.Ali Klii
Le prisonnier d’opinion Ali Klii fait l’objet de harcèlements et de violences continus de manières humiliantes à la prison de Borj Erroumi par l’agent Nabil Zemzmi. Les plaintes portées par M. Ali Klii à l’administration pénitentiaire sont restées sans suite et le harcèlement et la torture continuent !
M. Hafedh Ben Mohamed Nacer
Le 16.11.2010, le citoyen Hafedh Ben Mohamed Nacer, porteur de la carte d’identité nationale N° 05676500 a été violenté par le nommé Moize, agent de la police de secours, alors qu’il rentrait chez lui à 10H du soir en compagnie de son frère M. Sahbi Nacer. L’agent de la police a commencé par insulter et frapper M. Sahbi qui est un handicapé et quand son frère Hafedh a demandé à l’agent d’arrête de les insulter et de frapper son frère celui-ci s’est tourné vers lui et a commencé à le frapper violemment et l’a obligé à monter dans la voiture de la police avant de lui demander de descendre. M. Hafedh a refusé de descendre et lui a dit qu’il va porter plainte, l’agent Moize l’a descendu de force.
M.Omar Ben Ramdhan
Le dimanche 11 novembre 2010 à 14H à l’Avenue Bourguiba à Bizerte, le citoyen Omar Ben Ramdhan, porteur de la carte d’identité nationale N° 01412409 a été agressé par un officier de la garde nationale alors qu’il rentrait chez lui avec sa charrette. L’officier qui conduisait la voiture N°16030 l’a surpris et a faillit écraser son cheval. M. Omar a contesté et a dit à l’officier qu’il a faillit écraser son cheval, sa seule source de revenu. L’officier l’a insulté et lui a dit : « Je tuerai le cheval et te tuerai toi-même. Vas te plaindre et tu ne pourras rien contre moi et je pourrai même te coller une fausse inculpation et te mettre en prison» !!!
M. Ali Rabah, étudiant à Sfax :
Il a été violenté par les étudiants du parti au pouvoir ce qui a nécessité son transport d'urgence à l'hôpital pour de profondes cicatrices à la tête. Les agresseurs l'ont poursuivit impuniment jusqu'à l'hôpital où ils l'ont agressé verbalement et menacé de le violenter encore une fois quand il quittera l'hôpital!
Les ex-prisonniers du mouvement Ennahdha « Renaissance » :
Plusieurs ex-prisonniers du mouvement Nahdha « Renaissance » vivent sous embargo et sont privés de tous leurs droits civiques. Ils ne peuvent ni travailler ni se déplacer ni même se soigner !!! Certains ont même été arrêtés, frappés violemment et traduits en justice sans motifs valables tels MM Salah Ben Abdallah, Ali Hrabi et Ali Farhat ...
Loi du 3 septembre 2003, prétexte de lutte antiterrorisme :
Plusieurs centaines de jeunes sont arrêtés, torturés et condamnés par la maudite loi du 3 septembre 2003 sous le faux prétexte de « lutte contre le terrorisme ». Les procès en groupe, se sont multipliés sans la moindre garantie des droits des détenus et la torture reste le bon moyen pour arracher de faux aveux et en faire des procès verbaux sur mesure.
La terreur, la mutilation, la torture, l’humiliation, l’incarcération, la privation des droits fondamentaux … sont toutes d’énormes crimes, le VIOL va bien loin au-delà de tout ça.
La perte d'honneur est certes une grosse perte ; mais la perte de courage d’agir est la perte irréparable. L'oppression d'un simple individu est l'oppression de tous et l'on ne peut violer la liberté d'un seul sans violer la liberté de chacun. Les moyens et manières utilisés par le régime dictatorial tunisiens contre ses opposants reflètent clairement son vrai visage sanguinaire et urgent à les combattre.
C'est la pratique de la torture qui permet de distinguer à coup sûr l'Homme de l’animal, bien que l’animal n’a jamais torturé son congénère, et c’est la réaction vis-à-vis de cette pratique qui distingue la bravoure et le courage de la complicité.
Quand le gouvernement tunisien viole les droits du peuple, et viole physiquement les activistes et les opposants, le plus sacré et le plus indispensable des devoirs est de dénoncer et d’agir contre et de ne pas laisser passer sous silence et se répéter ces atrocités et cette barbarie à l’abri de toute impunité.
Il est du devoir de tout un Humain de se battre farouchement contre la torture afin de l'éradiquer définitivement et de trainer les tortionnaires et les commanditaires devant les instances juridiques compétentes nationales et internationales (la Cour pénale Internationale de La Haye, La cours européenne des Droits de l’Homme, les juridictions européennes …).
À l’occasion de la journée mondiale des droits de l’Homme l’Association Ez-Zeitouna en Suisse appelle tous les hommes et femmes LIBRES, et sollicite toutes les instances et personnalités politiques, diplomatiques et juridiques à agir pour faire respecter les droits de l’Homme en Tunisie et stopper la torture et l'éradiquer définitivement.
AGISSONS DONC D’URGENCE AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD, LE SILENCE EST COMPLICE.
Notre reconnaissance et notre gratitude à toute personne physique ou morale qui soutient notre cause.
VIVE LA TUNISIE LIBRE, DÉMOCRATE ET SANS TORTURE.
Neuchâtel, le 09 décembre 2010
Président Association Ez-Zeitouna(*) – Suisse
Larbi Guesmi
(*): L’Association Ez-Zeitouna (l’Olivier) est une ONG qui rassemble plusieurs dizaines de familles victimes de la dictature tunisienne. Elle milite pour la promotion des Libertés d’Expression et d’Organisation et pour le respect des Droits de l’Homme en utilisant des moyens pacifiques sans autres.